• [^] # Re: je comprends pas...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La pétition anti Brexit. Évalué à 10.

    N'importe quoi... Quelle démagogie.

    Danemark sur le traité de Maastrich, le non a permis au Danemark de négocier des opt-outs notamment sur l'euro et d'autres dispositifs. Le second vote était de savoir si avec ces exceptions le peuple voulait le ratifier et ça a été positif. Je ne vois pas le soucis.

    Le référendum de 2000 sur le Danemark ne porte pas sur l'adhésion de l'UE (ils étaient déjà membre) mais sur l'euro dont ils bénéficiaient d'une option de retrait comme le Royaume-Uni. Le non a été respecté car ils ont toujours l'exception en vigueur à ce jour.

    Le référendum de l'Irlande a été refusé avec seulement 34% de participation, contre 50% lors du second vote pour l'approuver. Du coup je dirais que le premier suffrage était surtout sans valeur avec aussi peu de votants.

    Pour le référendum suédois, comme pour le Danemark, le sujet était l'euro et non l'adhésion car ils étaient membres. Si la Suède est obligé de rejoindre l'euro à terme d'après Maastrich dont ils n'ont pas d'option de retrait, l'UE a respecté que la Suède n'adhère pas encore à l'euro suite à ce référendum. En effet, la Suède est hors euro. La Suède rejoindra l'euro le jour où ils rejoindront le mécanisme MCE II volontairement, probablement après une consultation.
    Bref, il n'y a pas de problèmes.

    Pour la constitution européenne, je précise que les français ont voté pour Nicolas Sarkozy qui avait dit dans sa campagne sa volonté de pousser un texte proche. Il a respecté son programme. Je ne me prononcerais pas sur le vote néerlandais dont je ne connais pas la procédure suivie ensuite. Notons que le traité de Lisbonne reste différent du texte de la Constitution initiale.

    Pour le traité de Lisbonne avec l'Irlande, entre les deux scrutins il y a eu un changement dans le texte et bizarrement la situation a nettement changé malgré une participation similaire. Donc les irlandais ont du trouver ces changements suffisants, non ? Où est le soucis ?

    Pour la Grèce, la conséquence de ce vote était de :

    • Soit le gouvernement grec proposait une nouvelle solution, qui devait être validée par l'UE ;
    • Soit ils devaient quitter l'UE.

    Ce n'est donc pas un problème politique européen mais politique grec.

    Bref, ce tableau présente quand même des points de vus fortement erronés (confondre UE et euro, faut faire fort) et oublie que les rejets ont abouti à des changements de texte... qui ont été validés démocratiquement par la suite.