Les nations sont des constructions politiques qui, pour la plupart, se sont imposées par la force. Plus l’exercice de cette force s’impose à un nombre proportionnellement important contre son gré, plus c’est despotique. Il y a de toute façon toujours des gens mécontents pour juger le pouvoir tyrannique. Mais que cette proportion soit 10% ou 50% ou 80%, ça change pas mal la donne. À partir de quel critère, c’est vraiment despotique, on peut pinailler sur la question sans fin, je n’en vois pas l’intérêt. Mais il m’apparaît que lorsque les dirigeants disent "rien à foutre de la volonté des peuples, les traités prévalent" (notons que ces traités ont été passés contre les référendums populaires qui ont dit non), pas difficile de voir qu’il s’agit d’une force de despotisme, qu’importe l’enfumage qu’on y met pour faire passer la pilule.
tu ne peux donc vouloir que la mort de UK
Je ne veux rien pour le RU. Je l’ai déjà dit. Pour moi, qu’ils restent ou partent, ça m’est indifférent, je ne pense pas que ça changera grand-chose. Le business continuera, sous une autre forme, avec des modifications plus ou moins importantes, et puis c’est tout. Tout au plus, le départ du RU, qui n’est pas encore acté (je ne serais pas surpris qu’on fasse revoter, va savoir), sera peut-être le signal de départ d’une décrépitude ou du renforcement de l’UE. Je ne sais pas. L’UE, qu’on l’apprécie ou non, semble de moins en moins aimée des Européens. C’est un fait. L’UE choisit apparemment de l’ignorer. On verra si ça tiendra, si ça changera les manières de faire ou s’il sera décidé d’enfoncer la loi de l’UE dans la gorge de tous les réticents.
La phrase de Juncker ne parle même pas de la Grèce, elle ne s’adresse pas qu’à la Grèce... elle est un symptôme du fonctionnement de l’UE.
[^] # Re: Sur le vote populaire...
Posté par Olivier . En réponse au journal Démocratie et pyramide des âges. Évalué à 3. Dernière modification le 26 juin 2016 à 09:29.
Les nations sont des constructions politiques qui, pour la plupart, se sont imposées par la force. Plus l’exercice de cette force s’impose à un nombre proportionnellement important contre son gré, plus c’est despotique. Il y a de toute façon toujours des gens mécontents pour juger le pouvoir tyrannique. Mais que cette proportion soit 10% ou 50% ou 80%, ça change pas mal la donne. À partir de quel critère, c’est vraiment despotique, on peut pinailler sur la question sans fin, je n’en vois pas l’intérêt. Mais il m’apparaît que lorsque les dirigeants disent "rien à foutre de la volonté des peuples, les traités prévalent" (notons que ces traités ont été passés contre les référendums populaires qui ont dit non), pas difficile de voir qu’il s’agit d’une force de despotisme, qu’importe l’enfumage qu’on y met pour faire passer la pilule.
Je ne veux rien pour le RU. Je l’ai déjà dit. Pour moi, qu’ils restent ou partent, ça m’est indifférent, je ne pense pas que ça changera grand-chose. Le business continuera, sous une autre forme, avec des modifications plus ou moins importantes, et puis c’est tout. Tout au plus, le départ du RU, qui n’est pas encore acté (je ne serais pas surpris qu’on fasse revoter, va savoir), sera peut-être le signal de départ d’une décrépitude ou du renforcement de l’UE. Je ne sais pas. L’UE, qu’on l’apprécie ou non, semble de moins en moins aimée des Européens. C’est un fait. L’UE choisit apparemment de l’ignorer. On verra si ça tiendra, si ça changera les manières de faire ou s’il sera décidé d’enfoncer la loi de l’UE dans la gorge de tous les réticents.
La phrase de Juncker ne parle même pas de la Grèce, elle ne s’adresse pas qu’à la Grèce... elle est un symptôme du fonctionnement de l’UE.