Mais si après ils se plaignent des conséquences, faudra leur mettre le nez dans le caca : ce fut votre choix, assumez que vous avez préféré plus pauvre à statu quo (je parie qu'ils ne voudront pas assumer)
Ton discours est quand même plutôt puant, même si c’est peut-être une mauvaise façon de présenter l’affaire.
Mettre les autres le nez dans la merde n’est pas la conséquence de leur acte mais la conséquence de l’aigreur des maîtres, la conséquence de l’action de ceux qui s’estiment justifiés de punir. Justifier des méthodes punitives par le refus d’obtempérer, c’est du paternalisme bien-pensant.
Par ailleurs, les discours alarmistes des pro-EU sont risibles. La Norvège et la Suisse s’en sortent bien, non? On n’est pas en guerre avec eux et on les considère avec bienveillance, me semble-t-il.
La volonté d’indépendance n’est pas un crime, n’est pas risible et est parfaitement légitime. Être indépendantiste, ce n’est pas forcément être nationaliste, être raciste, etc.
Tout ce psychodrame me semble calculé et semble justement manifester la volonté de rabaisser et punir les gens qui osent n’être pas d’accord avec l’UE.
Il y a des tas de raisons idiotes d’avoir voté "Leave", mais il y a aussi des tas de raisons idiotes d’avoir voté "Remain".
L’Europe a peut-être plus besoin du RU que l’inverse. Et je parie que le RU saura négocier des accords de libre-échange, ce que l’UE acceptera probablement. Business rules. Les lobbys pro-business sauront mettre la pression.
Je pense que les Anglais, après un temps de turbulences, sauront mieux défendre leurs intérêts que les Européens, parce qu’ils me semblent très pragmatiques, tandis que les Européens semblent surtout guidés par des idéologues plus soucieux d’être du côté du bien que de défendre nos intérêts. L’affaire de la Grèce, même si les torts sont partagés, a montré qu’il y a une volonté de dresser et punir les peuples s’ils ne se conforment pas aux technocrates. « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », a dit Juncker. Ah oui, au moins, c’est clair. Le problème de l’Union européenne, c’est qu’il s’agit fondamentalement d’un programme politique qui se fout complètement de ce que veulent les peuples. C’est du despotisme, tranquille et patient, mais du despotisme.
Pour ma part, je me moque que le Royaume-Uni parte ou reste. J’estime, en revanche, important que chacun puisse être mettre de son destin. Il n’y a pas de liberté dans la soumission imposée.
[^] # Re: Sur le vote populaire...
Posté par Olivier . En réponse au journal Démocratie et pyramide des âges. Évalué à 9.
Ton discours est quand même plutôt puant, même si c’est peut-être une mauvaise façon de présenter l’affaire.
Mettre les autres le nez dans la merde n’est pas la conséquence de leur acte mais la conséquence de l’aigreur des maîtres, la conséquence de l’action de ceux qui s’estiment justifiés de punir. Justifier des méthodes punitives par le refus d’obtempérer, c’est du paternalisme bien-pensant.
Par ailleurs, les discours alarmistes des pro-EU sont risibles. La Norvège et la Suisse s’en sortent bien, non? On n’est pas en guerre avec eux et on les considère avec bienveillance, me semble-t-il.
La volonté d’indépendance n’est pas un crime, n’est pas risible et est parfaitement légitime. Être indépendantiste, ce n’est pas forcément être nationaliste, être raciste, etc.
Tout ce psychodrame me semble calculé et semble justement manifester la volonté de rabaisser et punir les gens qui osent n’être pas d’accord avec l’UE.
Il y a des tas de raisons idiotes d’avoir voté "Leave", mais il y a aussi des tas de raisons idiotes d’avoir voté "Remain".
L’Europe a peut-être plus besoin du RU que l’inverse. Et je parie que le RU saura négocier des accords de libre-échange, ce que l’UE acceptera probablement. Business rules. Les lobbys pro-business sauront mettre la pression.
Je pense que les Anglais, après un temps de turbulences, sauront mieux défendre leurs intérêts que les Européens, parce qu’ils me semblent très pragmatiques, tandis que les Européens semblent surtout guidés par des idéologues plus soucieux d’être du côté du bien que de défendre nos intérêts. L’affaire de la Grèce, même si les torts sont partagés, a montré qu’il y a une volonté de dresser et punir les peuples s’ils ne se conforment pas aux technocrates. « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », a dit Juncker. Ah oui, au moins, c’est clair. Le problème de l’Union européenne, c’est qu’il s’agit fondamentalement d’un programme politique qui se fout complètement de ce que veulent les peuples. C’est du despotisme, tranquille et patient, mais du despotisme.
Pour ma part, je me moque que le Royaume-Uni parte ou reste. J’estime, en revanche, important que chacun puisse être mettre de son destin. Il n’y a pas de liberté dans la soumission imposée.