• [^] # Re: Brexit

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Démocratie et pyramide des âges. Évalué à 10.

    Qu'il pourra continuer à faire selon d'autres accords ou les même, et si c'est à son avantage unique, ça la fout mal pour 26 pays unis contre 1.

    Oui le Royaume-Uni pourra commercer avec l'UE, mais pour les négociations liés aux droits de douanes par exemple, elle ne sera pas en position de force car l'UE reste économiquement plus intéressante que le Royaume-Uni toute seule. Donc elle va probablement avoir de nombreux inconvénients à commercer avec ses voisins, qui sont ses plus grands partenaires commerciaux.

    Et si elle souhaite que cela revienne comme avant ou presque avec accès au marché unique comme la Norvège ou la Suisse, il faudra qu'elle respecte des lois européennes dont elle n'aura plus son mot à dire et qu'elle contribue au budget sans oublier la libre circulation des personnes. Trois points phares de la campagne en faveur du Brexit : souveraineté, plus d'immigration et ne pas contribuer au budget européen. Donc cette possibilité semble incohérente avec le vote.

    Alors l'UE ne tient pas la charge - pour faire l'analogie aux systèmes distribués - et n'a pas été bien pensée ou n'a pas assez travaillé sur le sujet.

    Je ne comprends pas trop ce que tu racontes, les économies européennes sont imbriquées, on a uniformisé pas mal de chose d'un point de vue économique et politique. Il est normal que tout départ perturbe le système.
    Sinon aucun pays ne tient la charge si une ville ou région devait partir, l'impact serait là aussi. Je ne vois pas ce qu'il y a de spécifique avec l'UE.

    Qu'on s'entende bien, je ne parle pas du Brexit en soit, mais plutôt en termes génériques et le côté présenté comme "irréversible" plutôt effrayant.

    Bien sûr qu'il y a un côté irréversible.
    Le Royaume-Uni typiquement disposait de nombreuses opt-out sur des dispositions européennes car elle était historiquement en place. Si elle souhaite revenir, elle ne pourra plus les retrouver car elle devra se plier aux règles du jeu comme tout nouveau venu dans l'union.

    Sans compter que si la loi britannique s'écarte volontiers de celle de l'union, il faudra là encore qu'elle se réforme à nouveau pour revenir. Processus qui est lent et complexe.

    ps: Il y avait une clause la monnaie unique introduite en 1999 qui permettait après une période de 7ans de revenir à la monnaie nationale en cas d'échec estimé. Je dis 99, c'est peut-être 2002 à la date de fin de la monnaie nationale. Bref, il y avait un plan B.

    Oui, c'était un plan B décidée conjointement.
    Ici c'est le Royaume-Uni qui dit merde à tous les autres, c'est un divorce unilatéral, l'UE n'a pas à faire un plan B au cas où que le Royaume-Uni décide de revenir subitement. C'est comme ça, il faut assumer ses choix et arrêter d'espérer que les autres vont perdre du temps à essayer de limiter la casse à leur place.