Je ne voulais réagir que sur la fin du journal. Le reste, je laisse le reste du monde apporter son avis, et je suppose que mon avis est similaire a un avis déjà exprimé, donc n'apporte rien.
D'un côté ton post souligne le problème de trouver
(éventuellement) un modèle économique pour financer le
logiciel libre.
Je pense que des modèles, y en a. Des modèles efficaces, je sais pas, mais je pense que c'est indépendant du logiciel libre, même si j'ai pas de données pour le prouver. Des boites qui marchent pas, y en a partout, donc savoir si le fait de publier du libre a un impact ou pas, je pense pas qu'on puisse le déduire. Tu peux très bien suivre la licence et ne pas réussir à motiver une communauté pour que ça décolle. Tu peux faire un soft libre qui est un succès sans que ça soit ton cœur de métier (exemple, rails, django), mais qui crée tout un pan de l'industrie.
Et bon, j'ai pas parlé non plus de la tendance à demander d'avoir un compte github qui sert de portfolio pour les devs (vu que j'ai croisé ça rarement), ou la condition est donc d'avoir soit eu la chance de bosser sur du libre, soit d'avoir pris un temps non négligeable pour coder en dehors du travail. On va pas demander à un plombier de prouver qu'il bricole en dehors de son travail que je sache, mais ça semble normal pour les devs, parce qu'on estime que faire ce qu'on aime, ç'est un substitut adéquat à un bout de salaire.
Et ça semble normal aussi parce qu'on ressort le mythe du codeur solitaire qui peut pas se retenir de coder comme l'archétype de la profession. Tout en occultant le fait que ç'est un travail d'équipe, que le dev n'est qu'un maillon dans la chaine de production logiciel, que passion != compétence, et tout ça.
Bien sur que les bénévoles existent et sont nombreux, mais ça ne doit pas apparaitre comme le seul type de contributeurs, et pas uniquement parce que c'est factuellement incorrect, mais parce que c'est dommageable.
[^] # Re: Quid des hackers ? Ben voila "quid des hackers"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Le Bon Coin, Airbnb, Uber : Les prochaines poules aux œufs d'or. Évalué à 3.
Je ne voulais réagir que sur la fin du journal. Le reste, je laisse le reste du monde apporter son avis, et je suppose que mon avis est similaire a un avis déjà exprimé, donc n'apporte rien.
Je pense que des modèles, y en a. Des modèles efficaces, je sais pas, mais je pense que c'est indépendant du logiciel libre, même si j'ai pas de données pour le prouver. Des boites qui marchent pas, y en a partout, donc savoir si le fait de publier du libre a un impact ou pas, je pense pas qu'on puisse le déduire. Tu peux très bien suivre la licence et ne pas réussir à motiver une communauté pour que ça décolle. Tu peux faire un soft libre qui est un succès sans que ça soit ton cœur de métier (exemple, rails, django), mais qui crée tout un pan de l'industrie.
Et bon, j'ai pas parlé non plus de la tendance à demander d'avoir un compte github qui sert de portfolio pour les devs (vu que j'ai croisé ça rarement), ou la condition est donc d'avoir soit eu la chance de bosser sur du libre, soit d'avoir pris un temps non négligeable pour coder en dehors du travail. On va pas demander à un plombier de prouver qu'il bricole en dehors de son travail que je sache, mais ça semble normal pour les devs, parce qu'on estime que faire ce qu'on aime, ç'est un substitut adéquat à un bout de salaire.
Et ça semble normal aussi parce qu'on ressort le mythe du codeur solitaire qui peut pas se retenir de coder comme l'archétype de la profession. Tout en occultant le fait que ç'est un travail d'équipe, que le dev n'est qu'un maillon dans la chaine de production logiciel, que passion != compétence, et tout ça.
Bien sur que les bénévoles existent et sont nombreux, mais ça ne doit pas apparaitre comme le seul type de contributeurs, et pas uniquement parce que c'est factuellement incorrect, mais parce que c'est dommageable.