Ce n'est pas en se basant sur la propriété intellectuelle que la GPL est applicable,
Indépendamment de ce que pense Stallman de la « propriété intellectuelle », pour qu'une personne puisse mettre un logiciel sous GPL, il faut qu'il ait l'exercice exclusif de certains droits sur ce logiciel : la paternité, le droit de reproduction, le droit de diffusion parmi d'autres.
Or, une personne n'a l'exclusivité de ces droits qu'en vertu de la loi, aux US comme ailleurs, c'est à dire, par l'opération du Copyright, ou du droit d'auteur.
Stallman est surtout remonté contre l'expression « propriété intellectuelle », pour les raisons que j'exprime plus bas, entre autres, et sa position n'est pas non plus étrangère au fait qu'il est aux US, où le copyright est la source de beaucoup de crispations.
Ce n'est pas encore le cas en Europe, et même s'il convient d'être prudent et de contrer les initiatives d'harmonisation avec les US, il ne faut pas oublier que la situation est différente, historiquement, culturellement, et donc concrètement.
La GPL rempose sur le principe de Copyleft
Principe qui ne fonctionne que sur le socle du droit d'auteur ou du copyright. Sinon, il est caduque.
Je ne vois pas ce qu'il y a de gênant là-dedans (et svp, on ne part pas dans un troll ou un flame, vraiment pas la peine).
Le terme 'propriété intellectuelle' n'a strictement aucun sens, si on voulait essayer d'en trouver un se serait que ton esprit est tellement superieur à celui de tous les autres hommes morts, vivants ou à naître que tu as pu avoir une idée qu'aucun de ces êtres n'a pu, ne peut ni ne pourra avoir.
Non. Le terme de « propriété intellectuelle » est impropre, car il laisse supposer que ce type de propriété est du même ordre, du même type que la propriété d'un bien matériel. Hors, justement, le droit d'auteur repose sur la « propriété » d'un bien immatériel, et ce n'est pas la même chose.
En outre, accorder à une personne des droits éternels (paternité) ou temporels (droits économiques), cela ne présuppose aucune supériorité de l'auteur sur le « commun des mortels ». Cela signifie juste que cette personne est celle qui a livré cette création; la question des avantages qu'en retire cette personne, et l'équilibre entre les avantages de l'auteur et ceux du public sont au coeur du débat d'aujourd'hui, mais ça ne justifie pas de remettre en cause la brique essentielle à la société qu'est le droit d'auteur.
[^] # Re: Concernant les logiciels libres
Posté par romain . En réponse à la dépêche Le gouvernement incite les chercheurs à tenter de breveter les logiciels. Évalué à 5.
Indépendamment de ce que pense Stallman de la « propriété intellectuelle », pour qu'une personne puisse mettre un logiciel sous GPL, il faut qu'il ait l'exercice exclusif de certains droits sur ce logiciel : la paternité, le droit de reproduction, le droit de diffusion parmi d'autres.
Or, une personne n'a l'exclusivité de ces droits qu'en vertu de la loi, aux US comme ailleurs, c'est à dire, par l'opération du Copyright, ou du droit d'auteur.
Stallman est surtout remonté contre l'expression « propriété intellectuelle », pour les raisons que j'exprime plus bas, entre autres, et sa position n'est pas non plus étrangère au fait qu'il est aux US, où le copyright est la source de beaucoup de crispations.
Ce n'est pas encore le cas en Europe, et même s'il convient d'être prudent et de contrer les initiatives d'harmonisation avec les US, il ne faut pas oublier que la situation est différente, historiquement, culturellement, et donc concrètement.
La GPL rempose sur le principe de Copyleft
Principe qui ne fonctionne que sur le socle du droit d'auteur ou du copyright. Sinon, il est caduque.
Je ne vois pas ce qu'il y a de gênant là-dedans (et svp, on ne part pas dans un troll ou un flame, vraiment pas la peine).
Le terme 'propriété intellectuelle' n'a strictement aucun sens, si on voulait essayer d'en trouver un se serait que ton esprit est tellement superieur à celui de tous les autres hommes morts, vivants ou à naître que tu as pu avoir une idée qu'aucun de ces êtres n'a pu, ne peut ni ne pourra avoir.
Non. Le terme de « propriété intellectuelle » est impropre, car il laisse supposer que ce type de propriété est du même ordre, du même type que la propriété d'un bien matériel. Hors, justement, le droit d'auteur repose sur la « propriété » d'un bien immatériel, et ce n'est pas la même chose.
En outre, accorder à une personne des droits éternels (paternité) ou temporels (droits économiques), cela ne présuppose aucune supériorité de l'auteur sur le « commun des mortels ». Cela signifie juste que cette personne est celle qui a livré cette création; la question des avantages qu'en retire cette personne, et l'équilibre entre les avantages de l'auteur et ceux du public sont au coeur du débat d'aujourd'hui, mais ça ne justifie pas de remettre en cause la brique essentielle à la société qu'est le droit d'auteur.