Merci pour le raccourcis entre ND/NC = gratuit, même moi je l'ai jamais sortie celui-là ;o)
Je précise que je fais partie de l'asso Musique Libre !, qui propulse dogmazic.net. Non pas que je vais m'exprimer pour l'asso, mais pour que vous sachiez d'où je sors.
En dehors du fait que j'aimerai bien savoir où on trouve du "gratuit" sur dogmazic, il se trouve que ce débat n'est pas nouveau pour nous. Il y a en effet sur le forum de musique libre quelques topics (le plus récent datant de 2011 je crois), qui sont les témoins des débats enflammés qu'on suscité ses questionnements, à la fois sur la direction de la plateforme et sur la direction de l'asso en elle-même.
Plusieurs points qu'il me parait intéressant de remarquer :
- Déterminer qui est libriste et qui ne l'est pas me parait périlleux, ce qui n'empêche pas de pointer les contradiction de telle ou telle posture (ce que fais assez maladroitement cet article). Là-dessus je dois dire que je suis personnellement beaucoup plus modéré que je ne l'était quelques années auparavant.
Afin de montrer par l'exemple ce que je veux dire, je dirais que critiquer l'usage des NC/ND sur dogmazic alors qu'on emploie soi-même une CC est très contradictoire (cet article est en CC by-sa). Car idéologiquement parlant on peut soutenir qu'utiliser n'importe quelle CC (ND/NC ou non, CC0 même), revient à entériner implicitement le phagocytage des licences consacrées à la culture par les CC. Laissant les autres licences libres à usages artistiques complètement inconnu de la plupart des libristes (ne parlons même pas des gens qui ne connaissent rien au libre). Dans ces commentaires personne ne parle de LAL ou d'Open Yellow ou d'Open Green, cela grâce au fait que les libristes eux-même ignorent souvent que d'autres licences sont possible.
A ce titre, dogmazic essaie de représenter une grande pluralité de licences libres et ouvertes, est-ce bien ? est-ce mal ? Est-ce que ça fait de Musique Libre ! une asso non-libre ? Si vous voulez, après tout on est toujours moins libre que quelqu'un autre...
- La mention NC peut être diversement interpréter, ainsi un artiste pourra placer son travail sous NC car il souhaite garder l'exclusivité de la monétisation de l'oeuvre. Mais à l'inverse placer son travail sous NC pourra aussi signifier pour un autre artiste la possibilité de retirer à jamais son travail du marché et donc d'affirmer que l'oeuvre doit rester "hors" marché. Dans une optique non-commerce anti-capitaliste.
Cette notion rejoint l'un des problèmes majeur (pour moi) des CC en tant que licences, c'est que ce sont des licences qui n'ont pas de sens en elle-même. Elles sont souples et vagues mais elles n'indique pas en elles-mêmes l'idéologie de la personne qui les utilise.
- Autre chose sur les termes NC et ND, ou sur les équivalent de ces termes dans d'autres licences. Je rappel que ce sont des mentions qui peuvent être dépasser avec l'accord de l'auteur. Là où les oeuvres sont différentes des logiciels, c'est qu'elles ont pour la plupart moins d'auteurs (moins de gens qui participent à la création). Il y a donc une facilité accrue à contacter l'auteur d'un morceau sous NC/ND pour voir directement avec lui s'il peut vous donner son accord. Cela peut donner lieu à de belles collaborations. Comme dit plus haut celà peut tout de même être difficile, mais sur un logiciel avec plusieurs centaines de contributeurs, je pense qu'on ne joue clairement pas dans la même cour coté quantités.
Cette notion est très très souvent oubliée, sous-estimée, voir méprisée par les libristes comme les non-libristes. Mais c'est très important de s'en souvenir.
- A titre personnelle, je trouve que le placement d'une oeuvre dans le domaine public est une démarche "moins libre" que l'usage d'une licence libre. Car le domaine public n'oblige pas à citer l'auteur, et donc il n'oblige pas à l'effort et au questionnement nécessaire auxquels conduisent les licences libres.
- Je pense aussi qu'on est tous d'accord pour dire qu'appliquer les lois du logiciel libre aux oeuvres d'arts serait super génial. Il ne faut pas oublier que cela se heurte à de nombreux problèmes qui ont été soulignés dans les commentaires ci-dessus. Je pense néanmoins que c'est l'un des objectifs qu'il nous faut viser et garder en ligne de mire. Plus on est libre, mieux c'est.
- Les licences à réciprocités sont une évolution intéressante qu'il convient de prendre en compte, car elles permettent de repenser le NC et le ND.
Voilà,
ps : Ha oui, dans dogmazic il est possible de chercher les morceaux par licences bien entendu. La fonctionnalité est un peu caché c'est vrai, mais elle est bien présente.
D'ailleurs j'en profite pour dire que si vous avez des suggestions pour améliorer l'archive, n'hésitez pas à nous contacter.
# Dogmazic
Posté par Decay . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 3. Dernière modification le 02 mai 2016 à 13:27.
Merci pour le raccourcis entre ND/NC = gratuit, même moi je l'ai jamais sortie celui-là ;o)
Je précise que je fais partie de l'asso Musique Libre !, qui propulse dogmazic.net. Non pas que je vais m'exprimer pour l'asso, mais pour que vous sachiez d'où je sors.
En dehors du fait que j'aimerai bien savoir où on trouve du "gratuit" sur dogmazic, il se trouve que ce débat n'est pas nouveau pour nous. Il y a en effet sur le forum de musique libre quelques topics (le plus récent datant de 2011 je crois), qui sont les témoins des débats enflammés qu'on suscité ses questionnements, à la fois sur la direction de la plateforme et sur la direction de l'asso en elle-même.
Plusieurs points qu'il me parait intéressant de remarquer :
- Déterminer qui est libriste et qui ne l'est pas me parait périlleux, ce qui n'empêche pas de pointer les contradiction de telle ou telle posture (ce que fais assez maladroitement cet article). Là-dessus je dois dire que je suis personnellement beaucoup plus modéré que je ne l'était quelques années auparavant.
Afin de montrer par l'exemple ce que je veux dire, je dirais que critiquer l'usage des NC/ND sur dogmazic alors qu'on emploie soi-même une CC est très contradictoire (cet article est en CC by-sa). Car idéologiquement parlant on peut soutenir qu'utiliser n'importe quelle CC (ND/NC ou non, CC0 même), revient à entériner implicitement le phagocytage des licences consacrées à la culture par les CC. Laissant les autres licences libres à usages artistiques complètement inconnu de la plupart des libristes (ne parlons même pas des gens qui ne connaissent rien au libre). Dans ces commentaires personne ne parle de LAL ou d'Open Yellow ou d'Open Green, cela grâce au fait que les libristes eux-même ignorent souvent que d'autres licences sont possible.
A ce titre, dogmazic essaie de représenter une grande pluralité de licences libres et ouvertes, est-ce bien ? est-ce mal ? Est-ce que ça fait de Musique Libre ! une asso non-libre ? Si vous voulez, après tout on est toujours moins libre que quelqu'un autre...
- La mention NC peut être diversement interpréter, ainsi un artiste pourra placer son travail sous NC car il souhaite garder l'exclusivité de la monétisation de l'oeuvre. Mais à l'inverse placer son travail sous NC pourra aussi signifier pour un autre artiste la possibilité de retirer à jamais son travail du marché et donc d'affirmer que l'oeuvre doit rester "hors" marché. Dans une optique non-commerce anti-capitaliste.
Cette notion rejoint l'un des problèmes majeur (pour moi) des CC en tant que licences, c'est que ce sont des licences qui n'ont pas de sens en elle-même. Elles sont souples et vagues mais elles n'indique pas en elles-mêmes l'idéologie de la personne qui les utilise.
- Autre chose sur les termes NC et ND, ou sur les équivalent de ces termes dans d'autres licences. Je rappel que ce sont des mentions qui peuvent être dépasser avec l'accord de l'auteur. Là où les oeuvres sont différentes des logiciels, c'est qu'elles ont pour la plupart moins d'auteurs (moins de gens qui participent à la création). Il y a donc une facilité accrue à contacter l'auteur d'un morceau sous NC/ND pour voir directement avec lui s'il peut vous donner son accord. Cela peut donner lieu à de belles collaborations. Comme dit plus haut celà peut tout de même être difficile, mais sur un logiciel avec plusieurs centaines de contributeurs, je pense qu'on ne joue clairement pas dans la même cour coté quantités.
Cette notion est très très souvent oubliée, sous-estimée, voir méprisée par les libristes comme les non-libristes. Mais c'est très important de s'en souvenir.
- A titre personnelle, je trouve que le placement d'une oeuvre dans le domaine public est une démarche "moins libre" que l'usage d'une licence libre. Car le domaine public n'oblige pas à citer l'auteur, et donc il n'oblige pas à l'effort et au questionnement nécessaire auxquels conduisent les licences libres.
- Je pense aussi qu'on est tous d'accord pour dire qu'appliquer les lois du logiciel libre aux oeuvres d'arts serait super génial. Il ne faut pas oublier que cela se heurte à de nombreux problèmes qui ont été soulignés dans les commentaires ci-dessus. Je pense néanmoins que c'est l'un des objectifs qu'il nous faut viser et garder en ligne de mire. Plus on est libre, mieux c'est.
- Les licences à réciprocités sont une évolution intéressante qu'il convient de prendre en compte, car elles permettent de repenser le NC et le ND.
Voilà,
ps : Ha oui, dans dogmazic il est possible de chercher les morceaux par licences bien entendu. La fonctionnalité est un peu caché c'est vrai, mais elle est bien présente.
D'ailleurs j'en profite pour dire que si vous avez des suggestions pour améliorer l'archive, n'hésitez pas à nous contacter.