• [^] # Re: en entreprise

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Libre ne veut pas dire gratuit : une présentation. Évalué à 6. Dernière modification le 28 avril 2016 à 16:38.

    Je me suis toujours demandé s’il est possible pour une entreprise, administrativement parlant, de faire des dons à des tiers. [...] Peuvent-ils faire des dons sans que cela ne pose de problème dans les comptes ?

    Oui, c'est possible de faire des dons, par exemple à des associations.
    Dans les charges de l'entreprise dans la limite d'un plafond de 5 ‰ du CA annuel, sinon "extra" (imposé IS tout ça).

    Mais en pratique, les entreprises préfèrent généralement demander une petit fonctionnalité qu'ils payeront plus ou moins cher, ou de la maintenance/support, ça passe mieux au niveau hiérarchique. Bref, l'administratif n'est pas un problème si en face le développeur le veut (asso, micro-entreprise... Ou vraie entreprise).

    Et dans d'autres cas, il m'arrive (tout comme d'autres entreprises, j'en connais plusieurs qui le font) par exemple de payer les frais d'essence, voyage, hôtel de personnes participant à des événements libristes, comme façon de rémunérer (c'est comptablement limite mais ça passe, on peut toujours dire que c'est pour la réputation de l'entreprise qui paye pour justifier, ce qui n'est pas mensonger)

    bref, des idées de "comment" il y en a, ce n'est pas le soucis.

    Je n’ai pas regardé les conférences,

    snif, c'était le but du journal.

    c’est que les boîtes pompent le libre sans jamais effleurer la question de faire un don aux éditeurs des softs.

    Rien à voir avec le libre (c'est justement le but du journal et de la présentation de faire la différence entre libre et gratuit :( ).
    ils ne peuvent pas pomper... car tu le donnes! Si tu ne veux pas, ne fait pas de gratuit! Tu ne peux pas dire "c'est gratuit" et après te plaindre qu'ils ne payent pas, ton discours n'est pas cohérent ni constructif (tu es dans le négatif, à vouloir culpabiliser des gens qui ne font que respecter la licence que tu files, ça ne peut créer que de l'incompréhension car on voit que tu es incohérent avec toi-même, et créer de la suspicion sur tes intentions).

    Sinon, je dirai que de manière générale, tu as raison (sauf sur le terme "pomper" : encore une fois, tu ne peux pas reprocher aux gens d'utiliser une liberté que tu leurs donnes, ce discours est malsain et faux) pour 99.9% des entreprises, il reste 0.1% qui s'y intéressent. Ca fait partie du jeu, tu ne peux pas jouer à ce jeu et t'en plaindre en même temps. Le tout est de trouver une façon d'attirer ce genre d’intérêt (et ce n'est pas facile, j'en conviens).

    Surtout dans le cas où c’est un particulier qui développe, par exemple, rdesktop, où il n’y a pas de fondation, comme la FreeBSD foundation, qui reçoit des contributions d’entreprises.

    Je dirai que dans ce cas, la faute revient à ton développeur, si il ne se bouge pas un minimum pour que ça puisse aller. Etre dans son code n'est pas suffisant, il faut un minimum de gestion, je ne trouve pas ça anormal (surtout depuis la création du statut de micro-entreprise, c'est vraiment simple en France, bon un peu moins depuis que le CFE s'est pointée donc il faut dépasser le montant de la CFE pour que ce soit rentable, mais la on est dans le petit montant quelques centaines d'Euros, si on ne va pas à ces montants autant ne pas recevoir de dons et ça ne change pas grand chose, passer sur du paiement de voyage par exemple).

    On ne peut pas non plus se plaindre de ne pas recevoir d'argent et ne rien préparer pour en recevoir.

    Bref, à "nous" aussi de se bouger, pour que les entreprises ne tombe pas sur un "euh, en fait j'ai des problèmes administratifs, je ne peux pas" quand une entreprise se montre intéressée à aider un projet.
    Le problème est des deux côtés : des utilisateurs ne voient pas l’intérêt de payer alors qu'il y en a (sujet du journal), des développeurs n'arrivent pas à sortir de leur code puis se plaignent de manière très maladroite (c'est un autre sujet, tout un autre sujet : toute une éducation entrepreneuriale à faire à pas mal de gens la tête dans leur code, et leur apprendre à positiver plutôt que d'être négatif en disant "bouh, tu utilises un droit que je te donne c'est dégeux ce que tu fais" de manière complètement incohérente).