• # Entretien RMS

    Posté par . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 16 de l'année 2016. Évalué à 3.

    L'entretien est un peu en demi tient, d'un coté on lui rend tout son crédit avec ses réalisations, mais d'un autre on le dépeint comme un alter-mondialiste, anti-surveillance, anti-capitaliste extrémiste .

    Sa venue est gratuite, mais le bruit court qu’il aurait communiqué aux organisateurs une très, très longue liste d’exigences et de préconisations (une vingtaine de pages imprimées, dit-on), allant de la température de sa chambre à la nourriture qu’il aime ou n’aime pas, en passant par ses goûts décoratifs. « Tu as rendez-vous avec Sa Majesté ? », me demandent certains en grinçant des dents. D’autres l’appellent « la Diva ». Dans ce temple, on ne vénère pas.

    Oui cette liste de recommandation existe mais seulement dans le but de simplifier la préparation de sa venu.Il y a eu un billet ici même, il est constamment en déplacement donc oui 20 pages pour palier a toutes les situation ne me parait pas déconnant.

    Stallman défend sa liberté jusque dans les questions qu’on lui pose. « Votre manière de poser les questions suppose une réponse, et donc m’impose l’obligation de le nier. Prière de faire l’effort de ne pas le faire comme ça. Prière de laisser les possibilités ouvertes, et je pourrai répondre avec ce qui est vrai ». Ce sera sa seule véhémence à mon encontre, déstabilisante sur le moment. Sa Majesté a frappé. Rétrospectivement, la charge était bénéfique. Le Sage avait parlé. Il m’a obligé plus que jamais à peser chaque mot de mes questions, pour ouvrir le champ d’une discussion plus profonde.

    Bref on a l'impression que le journaliste a été déstabilisé par cette expérience.

    Par contre je n'ai pas compris le trait d'humour final de RMS

    Après notre entretien, Stallman était bien plus détendu qu’à son arrivée. Jusqu’à me lâcher une petite blague, au moment de le prendre en photo. « Tu sais ce qu’il faut toujours demander à un banquier qui te prend en photo ? Il faut lui demander le vrai taux ». Une blague anti-banquiers sous licence libre.