• [^] # Re: Le logiciel libre, c’est repenser la société

    Posté par . En réponse au sondage Pour ou contre le hors sujet sur LinuxFr.org ?. Évalué à 2.

    T’as surement pas pris l’article le plus pertinent — d’ailleurs je sais pas exactement d’où tu le sors (et je ne suis pas forcément d’accord avec ce qu’il dit, je ne l’ai pas lu en entier).

    Et y avait des trucs bien plus courts, comme la décortication du FLOSS Policy Report. Et bien que je n’ai pas encore eu le temps de les lire, les deux articles trouvés sur la FAQ de Debian Women m’ont l’air excessivement intéressant!

    Je veux bien croire ce qu'elle a dit plus tôt, pourquoi après tout, il y a des cons partout. [...]

    Désolée, j’ai rien compris.

    [À propos de l’iPad]
    Peut-être un truc de gens vivant aux USA... qui supposent que Apple ne vise que les USA quand un nouveau produit naît? Ou juste un moyen de faire le buzz?

    Une grande partie de la clientèle d’Apple est anglophone: ça parait logique de prendre en compte les personnes à qui l’on vend ses produits. C’est pour ça par exemple qu’au Canada, les bisounours s’appellent les Calinours.

    Il apporte aussi une réponse. Plus mesurée que la plupart des réponses que l'on à habituellement des féministes

    Ça me fait trop marrer tes préjugés sur les féministes. :) Et on s’en tape d’être mesuré, ce qu’on veut c’est trouver ce qui est vrai.

    Je vais te donner mon raisonnement. On a, pour le moment, rien trouvé de biologique qui justifie la plupart des différences sociales entre hommes et femmes, donc elles sont construites socialement.

    Et pour moi tu fais une erreur fondamentale: tu parles de l’influence des parents... certes elle peut être forte, mais c’est ignorer qu’on est influencé en plus grande partie encore par les ami-e-s, les médias et l’environnement qui eux-mêmes ont déjà influencés les parents, les ami-e-s, les médias, etc.

    Ok, donc, parents et professeurs ayant moins de ressources découragent les femmes... mais celles-ci semblent aussi dénoter d'un manque d'intérêt certain. Bien sûr, on peut toujours dire que c'est la faute des parents, mais si je ne me trompe pas, la plupart des gens ont un père ET une mère. Donc si la faute reviens majoritairement aux parents, elle reviens en grande partie aux ... femmes. Puisqu'il faut chercher des coupables... Grande ne voulant pas dire majeure.

    Suite logique de ce que je disais au-dessus: une oppression systémique se maintient en justifiant son existence par divers moyens, de manière à ce que tout le monde croit à sa normalité — même les personnes opprimées. C’est ainsi que des femmes se sont opposées à l’obtention du droit de vote des femmes par exemple!

    Ça me semble vraiment absurde de vouloir chercher une responsabilité unique («les parents», «les professeurs») — même si c’est utile d’étudier les cas individuels — car chacun intègre et agit selon les représentations de l’homme et de la femme contemporaines. Je ne crois pas qu’après avoir passé des années, depuis sa naissance, à être bombardé de représentations (proches, médias) présentant les hommes et les femmes comme des êtres très différents, on puisse considérer sans aucun biais un homme et une femme de façon égale — c’est ce que montre par exemple cette étude mais sur le «biais racial» à l’embauche.

    Et j'ai exclu de ce pseudo-calcul la part de responsabilité de l'individu lui-même.

    Je ne crois pas au libre-arbitre, je pense qu’on est entièrement déterminé par l’environnement et nos caractéristiques biologiques. Et on ne se préoccupe pas vraiment des variations individuelles de toute façon (bien sûr que ça existe des femmes qui exercent des violences sur des hommes nos société occidentales, sur plusieurs millions d’être humains le contraire serait sacrément étonnant).

    Showcasing flesh-and-blood tech entrepreneurs who are women — and have lives beyond writing code — will go a long way toward encouraging more girls to study computer science, Ms. Cheryan says.

    Là, on voit en effet du sexisme. Pourquoi les femmes n'auraient-elles pas envie d'être des nerds, elles-aussi?

    Je ne pense pas que cela soit du sexisme: en gros on constate qu’actuellement on en demande plus côté sociabilité aux femmes, plus ou moins compatible avec l’informatique. On peut attirer plus de femmes en informatique en adaptant l’informatique au profil social contemporain des femmes et/ou en s’attaquant aux stéréotypes de genre qui font que les femmes ont un profil social (considéré comme) inadapté à l’informatique.

    cet article à piqué ma curiosité en ne tapant pas non-stop sur le fait que les hommes seraient tous des saletés de misogynes

    Les pauvres hommes qui ne se font tout le temps taper dessus. :) Et, découlant de ce que j’ai dis précédemment, je ne pense pas qu’il y ait de personnes «pas sexistes» en pratique. Néanmoins ce qui est surtout intéressant, je pense, c’est de déterminer quelles représentations sont sexistes car on peut agir dessus et sont elles qui sont à combattre, pas les gens.

    Autrement dit: la femme est celle qui enfante, et cela la rend évidemment inefficace au travail pendant une certaine période,

    Concernant la forme, quant tu dis «la femme est celle qui enfante», tu réduis la femme à sa fonction reproductive — une femme peut ne pas vouloir, peut ne pas pouvoir tomber enceinte. De plus, ça n’inclue ni les femmes transgenres (qui ne peuvent pas tomber enceinte) ni les hommes transgenres (dont certains peuvent tomber enceint).

    Quand je parlais de représentations plus haut, tu vois chaque phrase véhicule tout un tas de sous-entendus. On a tendance à le sous-estimer, mais la forme véhicule également beaucoup d’informations, de jugements, d’opinions.

    D’autre part, je trouvais intéressant l’idée, déjà en application dans certains pays, d’avoir un congé de parentalité de même durée pour les parents légaux de l’enfant.

    et le fait que la femme ait une espérance de vie plus longue que l'homme (pas de grand chose de mémoire).

    Je ne vois pas en quoi ça devrait être pris en compte au niveau professionnel, surtout que la moyenne ne veut rien dire au niveau individuel vu l’écart important entre individus.

    Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990