Petit jeu : je me suis arrêté à la lecture des réponses de ton petit jeu de « Devine qui je cite » quand j'ai vu que la paternité originale d'une des trois premières citations de l'article de blog était attribuée au mauvais auteur. Sauras-tu retrouver laquelle ?
Indice : l'auteur original de la citation écrivait aussi en 1889 ceci :
des marchands distribuent du poison au lieu de nourriture, ils tuent en détail au lieu de tuer en gros et deviennent ainsi des capitalistes honorés.
Mais à part ça, je peux te faire d'autres citations d'auteur classiques, moi aussi :
Ainsi il reste toujours ce fait primordial que la production dans le système capitaliste est organisée par chaque employeur pour son profit personnel, et non pour satisfaire les besoins des travailleurs. [...] Au lieu d'opposer aux millions des capitalistes, les quelques centimes réunis péniblement par les ouvriers, il faut opposer aux fusils et aux canons qui défendent la propriété, les moyens les meilleurs que le peuple trouvera pour vaincre la force par la force.
Par Errico Malatesta, fin dix-neuvième siècle, dans « Le programme anarchiste ».
Cette citation aussi, est marquante :
Le bourgeois, enfant chéri du capital et du loisir privilégié, fera tourner son loisir en désœuvrement, en corruption, en débauche, ou bien s'en servira comme d'une arme terrible pour asservir davantage les classes ouvrières et finira par soulever contre lui une Révolution plus terrible que celle de 1793.
Elle est de Mikhaïl Bakounine, en 1865, un type à peine présent aux débuts de l'anarchisme.
Pour revenir à Malatesta dans « Les anarchistes et le sentiment moral », en 1904, j'ai aussi ceci, qui répond pas si mal au sujet, en fait. Car la confusion n'est pas récente.
Le nombre de ceux qui se disent anarchistes est tellement grand aujourd’hui et sous le nom d’anarchie on expose des doctrines tellement divergentes et contradictoires, que nous aurions vraiment tort de nous étonner lorsque le public, nullement familiarisé avec nos idées, ne pouvant distinguer du premier coup les grandes différences qui se cachent sous le même mot, demeure indifférent vis-à-vis de notre propagande et nous témoigne aussi de la défiance.
Nous ne pouvons naturellement empêcher les autres de se donner le nom qu’ils choisissent, quant à renoncer nous- mêmes à nous appeler anarchistes, cela ne servirait à rien, car le public croirait tout simplement que nous avons tourné casaque.
Tout ce que nous pouvons et devons faire, c’est de nous distinguer nettement de ceux qui ont une conception de l’anarchie différente de la nôtre, et qui tirent de cette même conception théorique des conséquences pratiques absolument opposées à celles que nous en tirons. Et la distinction doit résulter de l’exposition claire de nos idées, et de la répétition franche et incessante de notre opinion sur tous les faits qui sont en contradiction avec nos idées et notre morale, sans égards pour une personne ou un parti quelconque. Car cette prétendue solidarité de parti entre des gens qui n’appartenaient ou n’auraient pu appartenir au même parti, a été précisément l’une des causes principales de la confusion.
[^] # Re: la politique c'est la vie
Posté par Parleur . En réponse au sondage Pour ou contre le hors sujet sur LinuxFr.org ?. Évalué à 2. Dernière modification le 05 avril 2016 à 18:20.
Petit jeu : je me suis arrêté à la lecture des réponses de ton petit jeu de « Devine qui je cite » quand j'ai vu que la paternité originale d'une des trois premières citations de l'article de blog était attribuée au mauvais auteur. Sauras-tu retrouver laquelle ?
Indice : l'auteur original de la citation écrivait aussi en 1889 ceci :
Mais à part ça, je peux te faire d'autres citations d'auteur classiques, moi aussi :
Par Errico Malatesta, fin dix-neuvième siècle, dans « Le programme anarchiste ».
Cette citation aussi, est marquante :
Elle est de Mikhaïl Bakounine, en 1865, un type à peine présent aux débuts de l'anarchisme.
Pour revenir à Malatesta dans « Les anarchistes et le sentiment moral », en 1904, j'ai aussi ceci, qui répond pas si mal au sujet, en fait. Car la confusion n'est pas récente.