Posté par arnaudus .
En réponse au journal L'increvable.
Évalué à 7.
Dernière modification le 22 mars 2016 à 11:34.
Ce qu'on appelle abusivement les charges, c'est du salaire "séquestré" sous forme d'assurances (assurance chômage, assurance santé, assurance retraite, assurance familiale, etc). On pourrait avoir un système alternatif où le salaire est libre et les gens cotisent eux mêmes à ces assurances, mais les dérives sont très graves, et au final, séquestrer une partie du salaire reste probablement une bonne idée.
Le problème de fond n'est pas les charges, c'est le progrès continuel du "pouvoir d'achat". Il est complètement con de vouloir toujours gagner du pouvoir d'achat, ça n'est possible que si d'autres gens gagnent moins (donc il n'y a pas de gain global), ou grâce aux gains de productivité (donc à la mécanisation, mais évidemment il faut en parallèle une course à la croissance pour contenir le chômage). Bref, en gros, si vous êtes coiffeur et que votre machine à laver tombe en panne, vous ne pouvez pas imaginer avoir plus de temps technicien contre l'équivalent une coupe de cheveux sans que le technicien perde du pouvoir d'achat. Pour moi c'est complètement trivial, et pourtant j'ai l'impression que presque personne ne comprend le problème.
Les appareils "jetables" sont la simple conséquence de l'augmentation du niveau des salaires et de la productivité industrielle ; une heure de réparation revient au même prix qu'un appareil neuf, il n'y a aucun sens à concevoir des appareils réparables. Progressivement, les appareils précédemment réparables deviennent jetables (comme les voitures), c'est complètement logique et ça parait inévitable.
Il existe des appareils non-jetables, ils sont en général destinés à l'usage professionnel. Non seulement la gamme de prix n'est pas la même, mais en plus il serait assez ridicule de les acheter pour un usage personnel : une machine à laver professionnelle peut faire plusieurs milliers de cycles par an, ce qui justifie son prix.
[^] # Re: Intérêt douteux
Posté par arnaudus . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 7. Dernière modification le 22 mars 2016 à 11:34.
Ce qu'on appelle abusivement les charges, c'est du salaire "séquestré" sous forme d'assurances (assurance chômage, assurance santé, assurance retraite, assurance familiale, etc). On pourrait avoir un système alternatif où le salaire est libre et les gens cotisent eux mêmes à ces assurances, mais les dérives sont très graves, et au final, séquestrer une partie du salaire reste probablement une bonne idée.
Le problème de fond n'est pas les charges, c'est le progrès continuel du "pouvoir d'achat". Il est complètement con de vouloir toujours gagner du pouvoir d'achat, ça n'est possible que si d'autres gens gagnent moins (donc il n'y a pas de gain global), ou grâce aux gains de productivité (donc à la mécanisation, mais évidemment il faut en parallèle une course à la croissance pour contenir le chômage). Bref, en gros, si vous êtes coiffeur et que votre machine à laver tombe en panne, vous ne pouvez pas imaginer avoir plus de temps technicien contre l'équivalent une coupe de cheveux sans que le technicien perde du pouvoir d'achat. Pour moi c'est complètement trivial, et pourtant j'ai l'impression que presque personne ne comprend le problème.
Les appareils "jetables" sont la simple conséquence de l'augmentation du niveau des salaires et de la productivité industrielle ; une heure de réparation revient au même prix qu'un appareil neuf, il n'y a aucun sens à concevoir des appareils réparables. Progressivement, les appareils précédemment réparables deviennent jetables (comme les voitures), c'est complètement logique et ça parait inévitable.
Il existe des appareils non-jetables, ils sont en général destinés à l'usage professionnel. Non seulement la gamme de prix n'est pas la même, mais en plus il serait assez ridicule de les acheter pour un usage personnel : une machine à laver professionnelle peut faire plusieurs milliers de cycles par an, ce qui justifie son prix.