• [^] # Re: Notation

    Posté par . En réponse au journal Un avant gout de TFTA ?. Évalué à 5.

    Zenitram fait quand même un point quasi-Godwin et termine avec "bon moinssage", ça doit peut-être contribué.

    J'ai toujours l'impression qu'il y a un effet d'entrainement. En général, quand il y a un journal "qui dénonce grave" (genre, j'ai vu à la télé que les vaccins étaient faits pour nous empoisonner), les premiers commentaires "raisonnables" sont en général bien bashés (probablement par le ou les rédacteurs du journal), et dès qu'un commentaire est en négatif, il a beaucoup de mal à remonter (moins visible, et a priori défavorable).

    Par contre, je ne vois pas du tout le lien "ironique" avec le journal.

    Sur le fond, je n'ai pas vu le reportage, ce genre de trucs m'agacent au plus haut point. Je suis certain qu'il fait le coup de 1) les études scientifiques qui ne trouvent pas d'effet sont ignorées, à peine mentionnées, ou plus ou moins dénigrées (genre, financées par un consortium dont un des membre est le beau-frère du patron de l'Oreal), 2) il existe des scientifiques qui dénoncent grave, mais le reste de la communauté les ignore (genre, c'est pas du tout parce qu'ils sont les seuls à voir des effets là où personne ne voit rien), et 3) 50 études scientifiques n'ont rien identifié alors que tonton Jojo sait bien que son ongle incarné est apparu 3 semaines après que le fermier a pulvérisé un liquide douteux.

    Le pire, c'est que je suis personnellement convaincu que la plupart des pesticides utilisés sont dangereux pour les fermiers, les riverains, et les consommateurs, qu'ils sont coûteux, et qu'ils sont en train de ruiner l'agriculture pour de nombreuses années (qualité des sols, etc). Le problème, c'est aussi que les agriculteurs (comme les chauffeurs de taxi, par exemple) sont aussi énormément responsables de l'état actuel des choses (investissements lourds vers une démarche productiviste anachronique), et que les multinationales du pesticide ne viennent pas non plus menacer individuellement les agriculteurs, qui se sont rendus dépendants tout seuls aux semanciers et aux chimistes, jusu'au point de refuser eux-mêmes de manger ce qu'ils produisent. Pas étonnant qu'ils n'arrivent pas à le vendre!