• [^] # Re: analogie

    Posté par . En réponse au journal Logiciels libres vs privateurs, les analogies et paraboles rhétoriques !?.. Évalué à 0.

    Oh la grosse réponse bien compliquée. Bon je l'avais peut-être un peu cherché ;-)

    Il y a quelques points que je ne comprends pas.

    Je corrige : il est possible de revenir en arrière concernant le code déjà mis sous licence sauf dans un cas particulier (que tu ne sois pas l'auteur original).>

    Je schématise peut-être un peu abusivement, mais à mon sens : t'es l'auteur original, tu mets une V1 sous gpl, tu veux passer en proprio. Ce n'est possible que pour une V2. (enfin au sens où tu ne peux pas révoquer la licence gpl posée sur la v1. mais tu peux cumuler). Au delà de la quasi-impossibilité technique, l'usage des droits moraux pour changer les autorisations données sur la V1 dans ce cas s'apparenterait à un abus de droit. Mais en réalité cela vaut pour la BSD aussi d'un point de vue strictement juridique, simplement, je suppose que la licence n'a pas été concue en ce sens alors que la GPL, oui.
    Je ne sais pas si tu as lu le livre de Sebastien Broca. Il est vraiment bien. Il éclaire assez bien le fait que l'idée de la GPL consistait à remédier aussi aux défauts des relations "informelles" de partage de code, qui ont justement permis à Gosling de changer d'avis.

    Pour un peu plus d'infos sur Gosling, Emacs et RMS c'est par là : https://en.wikipedia.org/wiki/Gosling_Emacs

    justement : l'argumentation sur la GPL repose sur l'idée que la GPL s'applique à tous, hors elle ne s'applique pas à certaines personne>

    La semaine a été longue..cerveau fatigué. Le point a l'air de te sembler très clair, mais honnêtement je ne vois pas. Tu peux me refaire l'explication sur ce point ? Tu voudrais dire qu'il existe des situations de redistribution dans lesquelles la GPL ne s'applique pas ?

    Faux, on peux très bien revenir en arrière, suffit d'avoir les droits correspondant et la GPL n'interdit alors rien du tout. >

    Je n'ai pas le courage de me plonger dans la licence tout de suite. En revanche je t'assure que le droit fr t'interdit de révoquer l'accord donné au public (sauf à contester la validité de ta propre licence libre, peu importe laquelle d'ailleurs, ce qui n'a jamais été tenté par qui que ce soit ;)
    (attention, je ne dis pas que tu ne peux pas mettre ta V1 - pour reprendre l'exemple supra - en proprio si tu en es l'auteur, mais c'est du dual-licensing .

    et bon nombre d'entités profitent de ce rapport de force pour utiliser la GPL comme produit d'appel.>

    Oui. Je partage totalement ton avis. Si tu as toute la PI tu peux changer ton fusil d'épaule (nous somme en désaccord sur ce point, selon moi c'est seulement pour l'avenir), ou alors adopter un modèle plus ou moins hypocrite, assumé ou non (généralement non).

    tu as décidé GPL2 il y a 10 ans, tu vois TiVo arriver, tu veux t'en protéger, baisé tu ne peux pas changer la licence), bref rien de simple.>
    Effectivement rien de simple. M'enfin si tu as bien conçu ton CLA, selon moi tu peux changer pour l'avenir.

    Perso, je serai curieux de voir une licence qui soit cohérente avec les arguments des pro-copyleft, et donc une clause qui interdise à tout le monde (donc même à l'auteur) de faire du non-libre.

    hmmm. Mériterait une analyse approfondie. Mais je pense que ça poserait un problème de licéité. A première vue je dirais que ça porterait atteinte trop fortement au droit de divulgation des contributeurs / forkeurs.

    En attendant, les arguments sur la liberté supplémentaire garantie de la GPL par rapport à la BSD me laissent froid (je sais qu'ils sont faux car ne s'appliquent pas à tous, et les exceptions en profitent pas mal de nos jours pour bien profiter financièrement de cette exception)>

    J'insiste pour une explication plus détaillée sur ce point ;-).

    Sur le fond, bien que la BSD soit moins répandue, je pense comme toi que l'intérêt du copyleft n'est pas vraiment démontré par la FSF. D'un point de vue strictement perso, je trouve dommage de limiter à ce point les interactions avec les softs propriétaires/permissifs. Mais c'est le prolongement d'une posture idéologique radicale. De ce point de vue je ne doute pas de son intérêt.