• [^] # Re: analogie

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Logiciels libres vs privateurs, les analogies et paraboles rhétoriques !?.. Évalué à 2.

    Conséquence, la GPL prévoit une clause de non-trahison, consistant dans l'obligation du partage s'il y a redistribution, mais surtout dans l'impossibilité de revenir en arrière concernant le code déjà mis sous licence.

    Je corrige : il est possible de revenir en arrière concernant le code déjà mis sous licence sauf dans un cas particulier (que tu ne sois pas l'auteur original).
    C'est le fait que ta phrase soit fausse, car pas de manière générale (dans tous les cas), que je critique (dans le sens "RMS il ne croyait pas dans la bonté humaine contrairement à BSD") justement : l'argumentation sur la GPL repose sur l'idée que la GPL s'applique à tous, hors elle ne s'applique pas à certaines personne. Tout comme la peine de mort (toutes proportions gardées dans la comparaison, je parle de la partie "exception"), quelque chose a bien moins de valeur quand il y a des exceptions. Et pour la GPL, il y a une grosse exception sur l'obligation de redistribuer le code source (ça serait comme dire que la peine de mort a disparue pour les USA : ben oui, il y a des cas exceptionnels mais peu nombreux, donc ça va? non, ça ne va pas. Pour la GPL, pareil il y a des exceptions dans les obligations, tu es obligé sauf).
    RMS croyait que l'auteur n'allait pas profiter de ce droit par rapport au autres, un jour?

    Je connais l'histoire de l'imprimante, elle se défend (après, RMS aurait demandé que Xerox distribue le code en BSD qu'il aurait eu les mêmes libertés, bref ça se défend mais ça se débat aussi)
    Je ne connais pas l'autre histoire, donc me base sur ce que tu en dis : je ne vois pas le rapport, car la GPL ne protège pas de ça, ça aurait été sous GPL que ça n'aurait rien empêché (il faut GPL + refus de CLA), et ça aurait été sous BSD que RMS pouvait forker en laissant l'autre faire son proprio (pas génant, le libre est mieux donc il va gagner, ou alors on m'a menti le libre n'est pas mieux?)

    Bref, je ne voix pas trop l'avantage de la GPL sur tes exemples, la BSD pourrait suffire non?
    (oui, la on dévie sur l'utilité du copyleft...)

    Alors que les membres du projet BSD savaient très bien dès le départ contre qui il se battaient.

    Je cherche le lien avec "croire en la bonté humaine"... trouve pas.

    Conséquence, la GPL prévoit une clause de non-trahison, consistant dans l'obligation du partage s'il y a redistribution,

    Non, sauf exception (l'obligation n'est que pour ceux qui n'ont pas écrit le code et pas reçu de CLA des autres)

    mais surtout dans l'impossibilité de revenir en arrière concernant le code déjà mis sous licence.

    Faux, on peux très bien revenir en arrière, suffit d'avoir les droits correspondant et la GPL n'interdit alors rien du tout. C'est justement ça que je critique : les exemples sont pour une chose non faite par la licence : il n'y a aucune obligation pour l'auteur original de faire du libre, il y a un rapport de force entre celui qui a les droits sur le logiciel (il fait ce qu'il veut, libre ou proprio) et celui qui reçoit un logiciel GPL (il doit faire GPL), et bon nombre d'entités profitent de ce rapport de force pour utiliser la GPL comme produit d'appel.
    L’honnêteté intellectuelle aurait de chercher un moyen de mettre tout le monde sur un pied d'égalité.
    A noter que la BSD a le même travers, mais largement moins d'impact (le rapport de force parle de mettre le nom de l'auteur original dans un coin perdu de la doc, au niveau business ça n'a rien à voir avec l'avantage qu'à l'auteur original ou celui qui a le CLA sur les autres avec la GPL).

    Du coup, pour faire exactement ce dont tu parles, il faut trouver un autre moyen, comme avoir un refus de CLA et des dizaines de contributeurs dont des décédés sans héritiers (si pas de décédés, on sait jamais tu peux les contacter et les faire changer d'avis) pour que ce soit trop dur de virer le code dont tu ne possèdes pas les droits (en pratique, peu de cas comme ça, Linux en est hein, VLC est la démonstration que même gros on peut changer et virer la GPL), ça a quand même l'inconvénient de verrouiller la licence (tu as décidé GPL2 il y a 10 ans, tu vois TiVo arriver, tu veux t'en protéger, baisé tu ne peux pas changer la licence), bref rien de simple.

    Perso, je serai curieux de voir une licence qui soit cohérente avec les arguments des pro-copyleft, et donc une clause qui interdise à tout le monde (donc même à l'auteur) de faire du non-libre. En attendant, les arguments sur la liberté supplémentaire garantie de la GPL par rapport à la BSD me laissent froid (je sais qu'ils sont faux car ne s'appliquent pas à tous, et les exceptions en profitent pas mal de nos jours pour bien profiter financièrement de cette exception)

    Mais aussi une explication sur l'histoire de la GPL qui argumente sur l'utilité du copyleft face à BSD (j'ai l'impression que son utilité réelle est venu plus tard, quand Linux a fait que le retour en arrière est impossible en pratique, mais c'est l'association de deux choses qui font cet avantage, pas la GPL seule).

    La BSD quant à elle s'approche plus du domaine public, puisqu'il ne s'agit pas d'éviter de se faire trahir, mais de diffuser au maximum dans un contexte que l'on sait commercial dès le départ. Effectivement la "bonté" n'a rien à voir là dedans..

    Ouf, merci :).