Il y a une analogie courante avec la cuisine. Un logiciel est comme un aliment cuisiné. Il est réalisé en suivant une recette ou code source, qui peut être connue ou non, modifiable ou non, redistribuable ou non. Si vous voulez critiquer le logiciel propriétaire à source secret, vous pouvez le comparer à de la nourriture industrielle qui peut contenir des tas de choses sans qu'on le sache, par exemple du cheval alors que c'est censé être du bœuf.
Une limite de l'analogie est que contrairement à un code source, une recette de cuisine n'est pas éligible au droit d'auteur. Le texte d'une recette, oui, mais pas la procédure elle-même. Vous m'objecterez que la situation est similaire si on distingue un algorithme du code source de son implémentation, mais ça reste en pratique une limite de l'analogie, parce qu'autant il est très facile de réécrire une recette avec des mots différents, autant il la tâche est bien plus ardue pour un logiciel : pour la cuisine, une grande partie de la valeur est dans la procédure (même si le texte et les illustrations ont toujours de la valeur), alors que pour l'informatique, une bien plus grande partie de la valeur est dans le code (même si, dans de nombreux cas, les algorithmes ont toujours une importance).
# Cuisine
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Logiciels libres vs privateurs, les analogies et paraboles rhétoriques !?.. Évalué à 10. Dernière modification le 14 janvier 2016 à 13:04.
Il y a une analogie courante avec la cuisine. Un logiciel est comme un aliment cuisiné. Il est réalisé en suivant une recette ou code source, qui peut être connue ou non, modifiable ou non, redistribuable ou non. Si vous voulez critiquer le logiciel propriétaire à source secret, vous pouvez le comparer à de la nourriture industrielle qui peut contenir des tas de choses sans qu'on le sache, par exemple du cheval alors que c'est censé être du bœuf.
Une limite de l'analogie est que contrairement à un code source, une recette de cuisine n'est pas éligible au droit d'auteur. Le texte d'une recette, oui, mais pas la procédure elle-même. Vous m'objecterez que la situation est similaire si on distingue un algorithme du code source de son implémentation, mais ça reste en pratique une limite de l'analogie, parce qu'autant il est très facile de réécrire une recette avec des mots différents, autant il la tâche est bien plus ardue pour un logiciel : pour la cuisine, une grande partie de la valeur est dans la procédure (même si le texte et les illustrations ont toujours de la valeur), alors que pour l'informatique, une bien plus grande partie de la valeur est dans le code (même si, dans de nombreux cas, les algorithmes ont toujours une importance).