Mais un grand nombre de salariés de par le monde sont capitalistes :
Pour la plupart, les revenus de leur épargne sont marginaux par rapport aux revenus de leur travail. Les salariés sont alors, du point de vue de leurs intérêts, travailleurs et non capitalistes.
(je passe sur la question de savoir si tout le patrimoine est forcément du capital)
Je me demande par quel miracle ces produits rapportent des intérêts à leurs détenteurs si le capital, ou si tu préfère les capitalistes, ne méritent pas leur rémunération.
Tu insistes pour y associer une notion morale (le mérite), ce qui me semble parfaitement fallacieux. Cela n'est pas pour nier que certains capitalistes prennent éventuellement "des risques", comme le veut la vulgate habituelle, mais en réalité il doit s'agit d'une très petite proportion d'entre eux...
Le travail actuel y contribue bien plus et sa part de rémunération est plus grande, mais le capital y prend aussi sa part.
Le capital, dans une acception large, est indispensable pour investir dans les moyens de production (notamment les grands moyens de production). La question est à qui profite, en majorité, l'intervention du capital.
Au contraire, la période de croissance précédente (plus élevée, d'ailleurs, la croissance), à savoir les années 1945-1975, a vu les inégalités de revenus fondre, comme quoi c'est possible.
(il faudrait aussi parler des inégalités de patrimoine)
Un capitaliste, ou détenteur de capitaux, n'est pas nécessairement un riche cynique, fumeurs de cigares, qui traite l'humanité comme des esclaves. ;-)
Bien sûr que non : chacun fait avec ce que les chances de la naissance et de la vie lui ont accordé. Il reste que l'organisation purement capitaliste de l'économie fournit les clés de la domination et de l'exploitation à quelques-uns.
je te laisse juge si l'on trouve, de nos jours, de tels hommes politiques chez nous
Que veux-tu dire ? Il est clair que le personnel politique d'aujourd'hui, dominé par l'allégeance partidaire et l'intérêt personnel, ne brille pas par son intelligence et sa réflexion personnelle. Mais je ne crois pas que ce soit une question de "camp".
Quant au contenu du texte, il s'agit d'un libéralisme classique, et assez conservateur sur certaines questions comme l'impôt progressif, le papier monnaie, etc. Quant au positionnement "écrasé au milieu", c'est finalement l'ancêtre du "centrisme" contemporain.
[^] # Re: métriques
Posté par Antoine . En réponse au journal Persona, c'est bientôt la fin.. Évalué à 5.
Pour la plupart, les revenus de leur épargne sont marginaux par rapport aux revenus de leur travail. Les salariés sont alors, du point de vue de leurs intérêts, travailleurs et non capitalistes.
(je passe sur la question de savoir si tout le patrimoine est forcément du capital)
Tu insistes pour y associer une notion morale (le mérite), ce qui me semble parfaitement fallacieux. Cela n'est pas pour nier que certains capitalistes prennent éventuellement "des risques", comme le veut la vulgate habituelle, mais en réalité il doit s'agit d'une très petite proportion d'entre eux...
Le capital, dans une acception large, est indispensable pour investir dans les moyens de production (notamment les grands moyens de production). La question est à qui profite, en majorité, l'intervention du capital.
Par exemple, aux Etats-Unis, il semble que les salaires (sauf les plus élevés) n'aient absolument pas profité de la croissance économique depuis 30 ans :
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/07/09/etats-unis-croissance-zero-des-salaires-reels%E2%80%A6-depuis-35-ans/
Au contraire, la période de croissance précédente (plus élevée, d'ailleurs, la croissance), à savoir les années 1945-1975, a vu les inégalités de revenus fondre, comme quoi c'est possible.
(il faudrait aussi parler des inégalités de patrimoine)
Bien sûr que non : chacun fait avec ce que les chances de la naissance et de la vie lui ont accordé. Il reste que l'organisation purement capitaliste de l'économie fournit les clés de la domination et de l'exploitation à quelques-uns.
Que veux-tu dire ? Il est clair que le personnel politique d'aujourd'hui, dominé par l'allégeance partidaire et l'intérêt personnel, ne brille pas par son intelligence et sa réflexion personnelle. Mais je ne crois pas que ce soit une question de "camp".
Quant au contenu du texte, il s'agit d'un libéralisme classique, et assez conservateur sur certaines questions comme l'impôt progressif, le papier monnaie, etc. Quant au positionnement "écrasé au milieu", c'est finalement l'ancêtre du "centrisme" contemporain.