• [^] # Re: Travail admirable

    Posté par . En réponse à la dépêche Joyce Reynolds est morte :-(. Évalué à 3. Dernière modification le 10 janvier 2016 à 19:50.

    Mais qui reproche quelque chose ?

    Toi :

    Justement, dire "une victime" est ambigu: on ne peut pas reprocher à quelqu'un de croire que c'est une femme,

    Tu fais comme si la grammaire impliquait par elle-même une image faussée, de sorte que le locuteur peut être incriminé, ce que mes exemples de propositions féminines intuitivement liées à des représentations masculines contredisent. D'ailleurs si je te dis « la victime chassait lorsqu'elle a été attaquée par son chien », tu ne vas pas te représenter une femme a priori, preuve que c'est le contexte qui est déterminant, pas la grammaire.

    Pareil pour l'usage de "vidéo-protection" à la place de "vidéo-surveillance". Tout le monde sait très bien que les deux mots désignent la même chose.

    Rien à voir, ça dit deux choses différentes d'un même dispositif. Si tu changes le genre du sujet dans une proposition, nécessairement tu as deux propositions désignant chacune une réalité différente.

    Ce genre d'étude a été faite, sur des gens qui étaient convaincus de ne pas être influencés par leur préjugé

    Là, je ne sais plus comment être plus clair, je vais donc m'autociter, dsl :

    par rapport à ce qu'on sait/croit être la réalité de la société (je mélange sciemment la croyance et le savoir parce qu'en ces matières on est toujours entre les deux, personne n'a une image totale et nette de la société).

    Je ne conteste pas que j'ai des préjugés, je conteste que la grammaire les influence.

    De nouveau, l'origine du préjugé n'a rien à voir avec la grammaire. Personne ici n'a dit ça.
    Par contre, si on veut changer le préjugé, la grammaire peut aider.

    Ça reste à démontrer, ce qui à mon avis va être difficile si tu commences par admettre que ça n'a aucun rapport.