• [^] # Re: Travail admirable

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Joyce Reynolds est morte :-(. Évalué à 2. Dernière modification le 04 janvier 2016 à 20:36.

    Je ne vois pas en quoi ces 3 points contredisent quoi que ce soit: ils n'ont pas d'impact sur le phénomène observé.

    Il montrent que la langue ne confond pas le genre grammatical des mots et le sexe des personnes auxquelles ils se réfèrent.

    Le problème, c'est également historique: les femmes ont été historiquement exclus des professions ayant un statut social élevés (qui demandait des compétences, de l'autorité, des responsabilités). C'est pour ça qu'il y a un problème: parce que du coup, cela reste les professions "valorisantes" qui sont plus difficile d'accès aux femmes, ce qui est donc plus problématique que si c'était "un métier parmi d'autres possibilités du même statut social".

    Ah oui, tiens, donc du coup ce serait intéressant, justement de se poser la question un peu sérieusement (publications scientifiques de qualité, en nombre suffisant, de sources indépendantes) de savoir si, effectivement, le genre des noms de métier ou d'activité a effectivement une incidence sur ces préjugés ou sur l'existence supposée de ces archétypes, qu'on pourrait très bien expliquer autrement. On vient de (re)mettre le doigt sur le cœur du débat qui nous agite tous.

    (d'ailleurs, si un idiot se moque d'un homme "sage-femme", c'est parce que l'homme s'abaisse à un métier de femme, tandis que si un idiot se moque d'une femme "pdg", c'est parce qu'elle n'a pas les compétences pour son poste (qu'elle a obtenu en couchant, ou qu'elle va gâché en provoquant des catastrophes))

    On es d'accord, les idiots font et disent des choses idiotes.

    Après, libre à toi de nier les faits, si ça te rassure dans tes croyances.

    Je ne nie pas les faits, je nie que, de la façon dont ils me sont présentés, ils aient valeur de preuve. À ce stade du débat, l'idée que le genre des mots a l'influence qu'on lui prête est effectivement une croyance.