• [^] # Re: spam et signature

    Posté par . En réponse au journal Antispam, une solution. Évalué à 4.

    On pourrait tout à fait imaginer un service de l'état, dont le rôle est de signer les clef GPG de tout serveur non spammeur

    Pêle-mêle :

    • Quel état ? La France ? Quid du reste du monde ? Soit on accepte que les mails venant de serveur avalisés par cet hypothétique service, et alors on se coupe du reste du monde (je ne doute pas que ça plairait à certains), soit on n’exige pas de signatures pour les mails venant de l’étranger, et le « service de l’état » n’est qu’une coquille vide totalement inutile. Ou alors tu envisageais que ce service pourrait aussi signer les clefs d’opérateurs non-français ? Mais pourquoi lesdits opérateurs se plieraient-ils à ça ?

    • Déjà que l’État n’a même d’autorité de certification qui lui soit propre (les certificats des sites gouvernementaux français sont signés par des CA privées, souvent américaines), je doute fort de la volonté de mettre en place un tel service.

    • Non seulement il n’y aurait qu’une seule entité qui déciderait de qui est ou non un spammeur, mais en plus ce serait une entité gouvernementale ? Non merci. Confier un tel pouvoir à une seule entité ne peut que conduire à des abus.

    on pourrait avoir plusieurs entité qui signent les clés, plus ou moins stricte, avec des but différents, etc. bref, exactement comme pour les certificats SSL à l'heure actuelle.

    Et comme pour les certificats SSL à l’heure actuelle, ça ne servirait à rien du tout.

    S’il y a plusieurs entités, il y en aura forcément qui signeront des spammeurs que d’autres entités auront refusé de signer (tu le dis toi-même : des entités plus ou moins strictes). Qui décidera alors de la liste des entités auxquelles on fait confiance ? Les utilisateurs ? L’exemple des certificats X.509 montre clairement que c’est totalement irréaliste (qui a déjà fait le ménage dans la liste des CA racines de son navigateur pour ne garder que celles en lesquelles il a confiance ?). Dans les faits, ce sont les éditeurs de systèmes/logiciels (Microsoft, Apple, Mozilla, etc.) qui décident — et le résultat, c’est que tout le monde fait par défaut confiance à plusieurs centaines d’autorités à l’intégrité ou à la fiabilité douteuse (certaines ont déjà prouvé qu’elles n’étaient pas dignes de confiance).