• [^] # Re: Le tirage au sort

    Posté par . En réponse au journal De la démocratie et des systèmes de vote. Évalué à -1. Dernière modification le 21 décembre 2015 à 23:32.

    Je pense que tu ne connais pas suffisamment le programme du FG pour oser dire une telle ânerie.

    Je le connais certainement mieux que tu ne le penses, et je connais très bien aussi le discours des dirigeants du FDG (Mélenchon principalement, puisque les autres n'ont rien à dire), pour le suivre régulièrement.

    Alors, ça tombe bien, parce que le FG refuse le marché unique européen tel qu'il est et entend donc le changer.

    Il prétend le changer mais n'a en réalité aucune stratégie sérieuse pour le changer (un indice : « taper du poing sur la table », ce n'est pas une stratégie sérieuse). C'est donc aussi crédible que quand Hollande prétendait lutter contre la finance.

    il considère aussi que le dumping fiscal et social intra-européen n'est pas vraiment tenable sur le long terme et propose tout un tas de mesures (qui auparavant étaient celle du PS, donc pas des trucs révolutionnaires non plus, mais bon) comme le SMIC européen, une fiscalité européenne, etc.

    Il propose donc des trucs qui n'ont aucune chance d'aboutir avant que l'économie française ne soit ruinée. Car il n'y a aucun espoir crédible que, à moyen terme, les 25 pays de l'UE se mettent d'accord à l'unanimité sur un tel paquet de mesures. Cette idée du "SMIC européen" a probablement coûté à Mélenchon en 2012, lorsqu'il essayait de tenir tête au Front National (je me souviens d'un débat contre Le Pen où il a proposé cette idée en justification de sa volonté de rester dans l'euro...).

    Quand on propose sciemment des choses qui ne sont pas factuellement possibles, ça s'appelle comment ? Je laisse le choix : manque de sérieux, démagogie, irénisme, etc.

    la France produit suffisamment pour augmenter le SMIC. Bon, ça veut dire que les actionnaires vont devoir se serrer la ceinture mais c'est un choix.

    Dans un contexte de libre circulation des capitaux et des marchandises et de libre délocalisation des activités, crois-tu que les actionnaires vont faire le choix de se serrer la ceinture ? Bien sûr que non : soit ils commanderont la délocalisation de l'activité, soit ils couleront simplement les entreprises françaises et iront s'investir à l'étranger.