Gérer au mieux les affaires de la cité demande de faire des choix qui peuvent être contradictoires suivant les orientations politiques de chacun.
Bien sûr, mais les "opinions politiques de chacun" sont bien plus plastiques que l'offre présentée par le spectre partisan, qui est assez rigide sur le sujet.
Croire que Sarkozy n'est pas un idéologue et n'a pas mené une bataille d'idées
Sarkozy a pioché un peu partout, du gaullisme républicain (Guaino) au libéralisme en passant par la récupération d'une ou deux figures de gauche (Guy Moquet). Concrètement, sa politique a été à peu près illisible, ce qui lui a coûté d'ailleurs la réélection.
Il y a bien sûr de l'idéologie à droite, mais il y a aussi un fort pragmatisme (qui confine bien sûr à l'opportunisme) qui a permis à l'UMP d'être hégémonique pendant dix ans, alors que le PS en est totalement incapable. De même le FN parvient à emplir quasi-entièrement le segment de l'extrême-droite (ou de la "droite nationale" pour faire plaisir à leur propre classification), alors qu'à gauche du PS c'est un bordel sans nom.
On ne défend pas des idées en l'air mais des idées pour être utile aux gens
Ce que je vois de la gauche "de gauche", c'est qu'elle défend surtout des idées par habitude, sans même se poser la question de leur applicabilité ou de leur cohérence les unes avec les autres. D'ailleurs les gens n'ont pas l'air de penser que ces idées puissent leur être utiles, vu les résultats électoraux.
(exemple : défendre une hausse substantielle du SMIC tout en revendiquant l'appartenance à la monnaie unique et au marché unique européens, alors même que nous sommes concurrencés dans cet espace par des pays à bas salaire et à basse protection sociale...)
D'ailleurs, je suis plutôt gentil de dire que la gauche de gauche défend des idées. Aux dernières régionales, ce n'était pas évident. Slogan du FDG en Ile-de-France : « nos vies d'abord ! ». Kesako ?
[^] # Re: Le tirage au sort
Posté par Antoine . En réponse au journal De la démocratie et des systèmes de vote. Évalué à 1.
Bien sûr, mais les "opinions politiques de chacun" sont bien plus plastiques que l'offre présentée par le spectre partisan, qui est assez rigide sur le sujet.
Sarkozy a pioché un peu partout, du gaullisme républicain (Guaino) au libéralisme en passant par la récupération d'une ou deux figures de gauche (Guy Moquet). Concrètement, sa politique a été à peu près illisible, ce qui lui a coûté d'ailleurs la réélection.
Il y a bien sûr de l'idéologie à droite, mais il y a aussi un fort pragmatisme (qui confine bien sûr à l'opportunisme) qui a permis à l'UMP d'être hégémonique pendant dix ans, alors que le PS en est totalement incapable. De même le FN parvient à emplir quasi-entièrement le segment de l'extrême-droite (ou de la "droite nationale" pour faire plaisir à leur propre classification), alors qu'à gauche du PS c'est un bordel sans nom.
Ce que je vois de la gauche "de gauche", c'est qu'elle défend surtout des idées par habitude, sans même se poser la question de leur applicabilité ou de leur cohérence les unes avec les autres. D'ailleurs les gens n'ont pas l'air de penser que ces idées puissent leur être utiles, vu les résultats électoraux.
(exemple : défendre une hausse substantielle du SMIC tout en revendiquant l'appartenance à la monnaie unique et au marché unique européens, alors même que nous sommes concurrencés dans cet espace par des pays à bas salaire et à basse protection sociale...)
D'ailleurs, je suis plutôt gentil de dire que la gauche de gauche défend des idées. Aux dernières régionales, ce n'était pas évident. Slogan du FDG en Ile-de-France : « nos vies d'abord ! ». Kesako ?