Je suis professionnellement, en tant qu'intendant de collèges et lycées, amené à faire des achats à l'UGAP, et c'est une bénédiction de pouvoir compter sur cette centrale d'achat. Faire un marché à procédure adaptée soi-même n'est pas si monstrueux comme travail, mais on n'est jamais certain de réussir son marché, et un marché raté, ça fait assez mal, j'ai encore quelque douleurs dans les côtes quand je repense à des trucs mal ficelés que j'ai pu commettre.
L'existence de l'UGAP est une aubaine pour la communauté du Logiciel Libre, et je voudrais ici expliquer comment à mon avis. Il faut démontrer que les logiciels libres répondent aux besoins des utilisateurs, et le mieux, c'est d'y répondre cahier des charges en mains.
Il faudrait que les SSLL prennent l'habitude de veiller les marchés publics, et ceux de la centrale d'achats en particulier, En effet, il n'est pas interdit de vendre un LL, n'est-ce pas ? Si l'UGAP fait un marché pour un traitement de texte, pourquoi ne pas répondre à 5 € "la licence" de Libre Office, pourquoi se gêner ? Bien entendu, il faut pouvoir offrir un peu de service derrière, mais ça c'est le cahier des charges de la consultation qui décrit ce qui est attendu. J'ai peur que le principal problème en la matière soit le caractère atomisé des SSLL du pays, très souvent des TPE qui ne pourraient pas répondre à un appel d'offres national, en termes de qualité de service offrable. La solution pourrait alors passer par des regroupements, des conventions/ententes/partages, des joint-ventures ?
Il y a d'après moi des opportunités réelles de financer l'économie du LL, de placer des solutions libres dans tout un tas de machines de l'administration, et de faire rentrer le LL dans les pratiques, les mentalités, les catalogues.
Et puis chaque marché obtenu par GAFAM est un échec pour nous, non ?
# Sur l'intérêt de l'UGAP pour faire entrer le LL dans les administrations
Posté par L'intendant zonard (site web personnel) . En réponse à la dépêche L'UGAP accueille son premier projet open source de gestion de configuration : Rudder. Évalué à 3.
Je suis professionnellement, en tant qu'intendant de collèges et lycées, amené à faire des achats à l'UGAP, et c'est une bénédiction de pouvoir compter sur cette centrale d'achat. Faire un marché à procédure adaptée soi-même n'est pas si monstrueux comme travail, mais on n'est jamais certain de réussir son marché, et un marché raté, ça fait assez mal, j'ai encore quelque douleurs dans les côtes quand je repense à des trucs mal ficelés que j'ai pu commettre.
L'existence de l'UGAP est une aubaine pour la communauté du Logiciel Libre, et je voudrais ici expliquer comment à mon avis. Il faut démontrer que les logiciels libres répondent aux besoins des utilisateurs, et le mieux, c'est d'y répondre cahier des charges en mains.
Il faudrait que les SSLL prennent l'habitude de veiller les marchés publics, et ceux de la centrale d'achats en particulier, En effet, il n'est pas interdit de vendre un LL, n'est-ce pas ? Si l'UGAP fait un marché pour un traitement de texte, pourquoi ne pas répondre à 5 € "la licence" de Libre Office, pourquoi se gêner ? Bien entendu, il faut pouvoir offrir un peu de service derrière, mais ça c'est le cahier des charges de la consultation qui décrit ce qui est attendu. J'ai peur que le principal problème en la matière soit le caractère atomisé des SSLL du pays, très souvent des TPE qui ne pourraient pas répondre à un appel d'offres national, en termes de qualité de service offrable. La solution pourrait alors passer par des regroupements, des conventions/ententes/partages, des joint-ventures ?
Il y a d'après moi des opportunités réelles de financer l'économie du LL, de placer des solutions libres dans tout un tas de machines de l'administration, et de faire rentrer le LL dans les pratiques, les mentalités, les catalogues.
Et puis chaque marché obtenu par GAFAM est un échec pour nous, non ?
Intendant, donc méchant, mais libre !