• # Copyleft

    Posté par . En réponse à la dépêche Projet de loi de finances FR 2016 : interdiction des logiciels libres de comptabilité et de caisse. Évalué à -4.

    Ce n’est pas une attaque contre le Logiciel libre, mais contre le Logiciel copyleft.

    Un logiciel libre sous licence BSD/MIT peut très bien se certifier facilement, il suffit de prendre le code à un point donné, de le privatiser pour dire « vous n’avez plus le droit de modifier ceci », et de faire certifier le résultat. Un logiciel libre sous GPL en revanche impose que la redistribution faite garde tout des fameuses « libertés » du Logiciel libre [1]. Ce qui semble de fait légalement interdit ici.

    Un projet peut bien sûr faire une double distribution libre/privatrice de son logiciel, mais cela implique l’autorisation de tous les participants au code du logiciel (clause à la Qt/Canonical). Et, si c’est mal fait, cela signifie que lorsque le projet « mourra », plus personne n’aura l’autorisation de faire certifier le logiciel en question.

    La solution qui me vient donc à l’esprit (pour les logiciels se voulant distribués en copyleft) est d’ajouter une clause de participation autorisant n’importe qui à prendre une version de son choix du code et de la privatiser sous condition de ne pas modifier le code (seulement le logo et le nom). Il faudrait très certainement vérifier la compatibilité (l’incompatibilité, je pense...) de ce « hack » avec la GPL et autres licences usuelles.

    [1] À méditer : il traîne souvent des choses du type « dans le respect de la loi locale » dans ces licences, cela pourrait peut-être servir ici...