• [^] # Re: noblesse bien remisée ne trouve jamais porte close

    Posté par . En réponse au journal Pourquoi PrimTux ?. Évalué à 5.

    La dissociation des budgets de fonctionnement et de masse salariale n'est pas problématique. C'est au contraire un principe normalement destiné à protéger l'un et l'autre. (éviter de supprimer des postes pour acheter du matériel ou faire des économies de matériel pour augmenter les salaires).
    Ce qui est problématique c'est comment sont conçus les budgets (prévisions des coûts, répartition initiale masse salariale/fonctionnement/investissement) et comment sont évalués les besoins. Et là, nous atteignons la dimension politique du problème, créer des emplois/ne pas créer d'emplois, conserver les statuts de la fonction publique/réformer la fonction publique. Le budget n'est plus dépendant du besoin mais des facteurs macro-économiques d'un coté et des idéologies politiques d'un autre.
    Au final, celles et ceux qui sont sur le terrain doivent trouver les solutions pour accomplir leur mission au mieux sans pour autant maîtriser les moyens dont ils disposent. Les coûts de licence, de maintenance, de matériel sont alors des obstacles non négligeables.
    De nombreuses collectivités ont fait le choix de sous-traiter la maintenance des équipements informatique de collèges ou de lycées. Le budget alloué pour les salaires des personnels assurant la maintenance et pour l'achat matériel/logiciel (paiement des factures au sous-traitant) est donc unique et intégré au budget de fonctionnement des collectivités. Le résultat est une augmentation significative des coûts pour la fonction publique. En effet, d'une part les sous-traitants eux évaluent très bien les besoins et les coûts pour répondre à ces besoins. Et d'autre part ils se foutent de savoir s'il va falloir augmenter les impôts locaux pour que leur prestation soient payées.
    En gros pour ma part, je pense que les systèmes et logiciels libres sont une solutions permettant à bon nombre d'agents du service public de faire tourner la machine en coûtant moins cher aux contribuables. Par contre ça coûtent aux agents en investissement (souvent non rémunéré) par contre ils gagnent en compétences. Il y a peut-être une odeur de scandale là dedans, mais selon le point de vue le scandale n'est pas de même nature.
    Après on pourrait prendre l'exemple de la gendarmerie qui a diminué ces coûts en utilisant des systèmes ou logiciels libres, tout en dotant ces personnels des compétences nécessaires et en plus en contribuant à certains projets. Pourquoi ne pas faire de même dans d'autres services publics? L'argument du coût des licences n'est peut-être pas si fallacieux...