Tu y vas un peu fort, non ? Quand bien même la discussion aurait révélé des désaccords de principes entre nous, c'est manqué au principe de probité et d'honnêteté intellectuelle que de recourir à un argumentum ad personam, tu ne crois pas ?
Bien que Schopenhauer préconise de répondre avec les mêmes armes, j'ai expliqué ailleurs que je ne partageais pas son avis, donc je m'abstiendrai.
Néanmoins, j'objecterai toujours que les modifications de la Constitution ne sont pas elles aussi anticonstitutionnelles. Donc, au niveau des principes généraux du Droit français, cela ne change rien à l'affaire.
Il est vrai que, chat échaudé craignant l'eau froide, le passif du TCE peut susciter une telle réaction, mais qui va au-delà de ce problème des tribunaux d'arbitrage, et peut faire légitimement douter de la valeur « représentative » de nos représentants.
J'étais partisan du TCE, j'ai voté « oui », mais je dois admettre que le faire passer par le traité de Lisbonne peut relever du dénie de démocratie de la part de nos représentants.
Cela étant, sur la soi disant perte de souveraineté, tu aurais pu également citer l'article 2 alinéa 5 de la modification de la Constitution :
5° Après l'article 88-5, sont ajoutés deux articles 88-6 et 88-7 ainsi rédigés :
« Art. 88-6.-L'Assemblée nationale ou le Sénat peuvent émettre un avis motivé sur la conformité d'un projet d'acte législatif européen au principe de subsidiarité.L'avis est adressé par le président de l'assemblée concernée aux présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission européenne. Le Gouvernement en est informé.
« Chaque assemblée peut former un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne contre un acte législatif européen pour violation du principe de subsidiarité. Ce recours est transmis à la Cour de justice de l'Union européenne par le Gouvernement.
« A ces fins, des résolutions peuvent être adoptées, le cas échéant en dehors des sessions, selon des modalités d'initiative et de discussion fixées par le règlement de chaque assemblée.
« Art. 88-7.-Par le vote d'une motion adoptée en termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat, le Parlement peut s'opposer à une modification des règles d'adoption d'actes de l'Union européenne dans les cas prévus, au titre de la révision simplifiée des traités ou de la coopération judiciaire civile, par le traité sur l'Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, tels qu'ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007. »
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: 3, 2, 1....
Posté par kantien . En réponse au journal TPP et TISA s'attaque aussi à l'open source. Évalué à 3.
Tu y vas un peu fort, non ? Quand bien même la discussion aurait révélé des désaccords de principes entre nous, c'est manqué au principe de probité et d'honnêteté intellectuelle que de recourir à un argumentum ad personam, tu ne crois pas ?
Bien que Schopenhauer préconise de répondre avec les mêmes armes, j'ai expliqué ailleurs que je ne partageais pas son avis, donc je m'abstiendrai.
Néanmoins, j'objecterai toujours que les modifications de la Constitution ne sont pas elles aussi anticonstitutionnelles. Donc, au niveau des principes généraux du Droit français, cela ne change rien à l'affaire.
Il est vrai que, chat échaudé craignant l'eau froide, le passif du TCE peut susciter une telle réaction, mais qui va au-delà de ce problème des tribunaux d'arbitrage, et peut faire légitimement douter de la valeur « représentative » de nos représentants.
J'étais partisan du TCE, j'ai voté « oui », mais je dois admettre que le faire passer par le traité de Lisbonne peut relever du dénie de démocratie de la part de nos représentants.
Cela étant, sur la soi disant perte de souveraineté, tu aurais pu également citer l'article 2 alinéa 5 de la modification de la Constitution :
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.