pourquoi on en arrive jamais à rediscuter sérieusement les vieilles promesses du progrès qui permettrait d'automatiser les trucs chiants pour profiter un peu de la vie, donc réinterroger radicalement la place du travail dans nos vies et nos sociétés ?
tu plaisantes la?
C'est ce qu'on fait depuis 100 ans au moins. Historique de la durée de travail : 84 heures/semaine, 0 semaine de congés, en 1848.
Ensuite : Durée de temps de travail
(source).
La promesse du progrès, elle est la, réelle.
(sans parler du chômage de masse, qui n'est pas pris en compte dans ce graphique, pas mal de monde travaillant 0 heures par semaine).
Il y a un délire ces 20 dernières années où les gens préfèrent se monter les uns contre les autres (celui qui travaille veut travailler plus pour gagner plus même si c'est pour laisser crever son voisin, il en a rien à foutre du du voisin, il veut gagner plus et c'est le plus important, on le vois dans la remise en cause des 35 heures pour les remonter à 39 alors qu'il faudrait plutôt passer à 32 ou 28 heures ou plus de semaines de congés, pas que en France, on a vu une votation suisse où ils ont clairement voté à la majorité contre le partage du travail, faut pas déconner le partage n'est pas une valeur suisse), mais globalement on travaille beaucoup beaucoup moins qu'avant (divisé par deux en heures annualisées en 100 ans, encore plus fort si on prend en compte les temps partiels et les chômeurs).
Note : je ne remet pas en cause ta phrase :
Évidemment c'est une critique ultra radicale vu la vision structurante du travail et du salaire dans nos vies, nos sociétés et notre pouvoir sur la société ...
Car clairement, quand je parle de "travailler moins pour profiter plus de la vie", pas mal de monde me regarde comme si j'étais un ovni (une fois on m'a sorti "mais qu'est-ce que tu vas faire de ton temps libre?" quand j'ai annoncé que je passais à 80%, suivi de "mais comment tu vas faire financièrement?" et la je me suis dit qu'il y avait un sacré problème, cette personne comme moi-même gagnant bien plus que le SMIC ou la médiane de salaire). Et ils suffi de voir les réaction sur les heures sup défiscalisées (alors que c'est le contraire qu'il faut faire, les fiscaliser encore plus, car il faut inciter l'employeur à partager, la on l'incite à concentrer l'argent sur une personne et laisser crever les autres).
Mais parfois je suis rassuré car je trouve de plus en plus de monde, certes encore à plus petite échelle, qui affirme que le travail n'est pas un but dans la vie et juste un moyen, et pas que des gens qui ne trouvent pas de travail (si, des gens qui refusent de travailler plus pour pouvoir s'occuper des leurs enfants, par exemple, ça existe, peu mais ça existe).
Tout ça pour dire que quand on critique, il faut rester objectif, critiquer les gens qui vivent pour travailler ne doit pas se faire en minimisant l'évolution dans le temps de la durée de travail comme tu l'as fait.
[^] # Re: Encore à côté du sujet
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse au journal Lettre ouverte à Philippe Souères, roboticien (revue Z). Évalué à 10.
tu plaisantes la?
C'est ce qu'on fait depuis 100 ans au moins.
Historique de la durée de travail : 84 heures/semaine, 0 semaine de congés, en 1848.
Ensuite :
Durée de temps de travail
(source).
La promesse du progrès, elle est la, réelle.
(sans parler du chômage de masse, qui n'est pas pris en compte dans ce graphique, pas mal de monde travaillant 0 heures par semaine).
Il y a un délire ces 20 dernières années où les gens préfèrent se monter les uns contre les autres (celui qui travaille veut travailler plus pour gagner plus même si c'est pour laisser crever son voisin, il en a rien à foutre du du voisin, il veut gagner plus et c'est le plus important, on le vois dans la remise en cause des 35 heures pour les remonter à 39 alors qu'il faudrait plutôt passer à 32 ou 28 heures ou plus de semaines de congés, pas que en France, on a vu une votation suisse où ils ont clairement voté à la majorité contre le partage du travail, faut pas déconner le partage n'est pas une valeur suisse), mais globalement on travaille beaucoup beaucoup moins qu'avant (divisé par deux en heures annualisées en 100 ans, encore plus fort si on prend en compte les temps partiels et les chômeurs).
Note : je ne remet pas en cause ta phrase :
Car clairement, quand je parle de "travailler moins pour profiter plus de la vie", pas mal de monde me regarde comme si j'étais un ovni (une fois on m'a sorti "mais qu'est-ce que tu vas faire de ton temps libre?" quand j'ai annoncé que je passais à 80%, suivi de "mais comment tu vas faire financièrement?" et la je me suis dit qu'il y avait un sacré problème, cette personne comme moi-même gagnant bien plus que le SMIC ou la médiane de salaire). Et ils suffi de voir les réaction sur les heures sup défiscalisées (alors que c'est le contraire qu'il faut faire, les fiscaliser encore plus, car il faut inciter l'employeur à partager, la on l'incite à concentrer l'argent sur une personne et laisser crever les autres).
Mais parfois je suis rassuré car je trouve de plus en plus de monde, certes encore à plus petite échelle, qui affirme que le travail n'est pas un but dans la vie et juste un moyen, et pas que des gens qui ne trouvent pas de travail (si, des gens qui refusent de travailler plus pour pouvoir s'occuper des leurs enfants, par exemple, ça existe, peu mais ça existe).
Tout ça pour dire que quand on critique, il faut rester objectif, critiquer les gens qui vivent pour travailler ne doit pas se faire en minimisant l'évolution dans le temps de la durée de travail comme tu l'as fait.