Le choix de l'April est différent et compréhensible
Pour une association en général, admettons. Pour l'April c'est plus compliqué, à mon avis, pour d'autres raisons, liées aux prises de position de l'association : sur un tel service en ligne même basé sur un logiciel libre, il est nécessaire de faire confiance au fournisseur de la solution sur le fait que c'est bien le bon logiciel libre, bien configuré, que le logiciel et les adminsys respectent le secret du vote, etc. Le fournisseur est par ailleurs partie prenante de l'élection (le conseil d'administration qui doit être réélu, partiellement ou totalement). Ordinairement la position de l'April serait me semble-t-il de dire « il faut que l'utilisateur ait le contrôle » (cf positions sur le cloud ou l'informatique déloyale). Si l'État utilisait le même logiciel que l'April pour une élection institutionnelle, l'April critiquerait ce choix ; c'est donc le contexte qui change ici : ce que je résumerai en « quand il y a moins d'enjeux et que c'est plus pratique/moins cher, soyons pragmatiques et tant pis ».
Comme je l'avais écrit à l'époque dans la discussion vote électronique : « L'AG souveraine choisit un peu plus de contrôle et des opinions rendues publiques » ou bien « L'AG souveraine choisit peu de contrôle et des opinions laissées personnelles ». Le second choix a été fait. Mon choix perso (pas forcément pragmatique) aurait été d'abandonner le vote électronique, par cohérence avec les positions.
[^] # Re: Pour en savoir plus
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Helios, un logiciel libre de vote électronique. Évalué à 9.
Pour une association en général, admettons. Pour l'April c'est plus compliqué, à mon avis, pour d'autres raisons, liées aux prises de position de l'association : sur un tel service en ligne même basé sur un logiciel libre, il est nécessaire de faire confiance au fournisseur de la solution sur le fait que c'est bien le bon logiciel libre, bien configuré, que le logiciel et les adminsys respectent le secret du vote, etc. Le fournisseur est par ailleurs partie prenante de l'élection (le conseil d'administration qui doit être réélu, partiellement ou totalement). Ordinairement la position de l'April serait me semble-t-il de dire « il faut que l'utilisateur ait le contrôle » (cf positions sur le cloud ou l'informatique déloyale). Si l'État utilisait le même logiciel que l'April pour une élection institutionnelle, l'April critiquerait ce choix ; c'est donc le contexte qui change ici : ce que je résumerai en « quand il y a moins d'enjeux et que c'est plus pratique/moins cher, soyons pragmatiques et tant pis ».
Comme je l'avais écrit à l'époque dans la discussion vote électronique : « L'AG souveraine choisit un peu plus de contrôle et des opinions rendues publiques » ou bien « L'AG souveraine choisit peu de contrôle et des opinions laissées personnelles ». Le second choix a été fait. Mon choix perso (pas forcément pragmatique) aurait été d'abandonner le vote électronique, par cohérence avec les positions.