Une autre question sur caliopen, comment stockez-vous les identifiants de
connexion ? Sur le serveur ? Quel garanti de sécurité pouvez vous offrir
sur ses login/mot de passe ? Doit-on obligatoirement faire confiance aux
administrateurs de la caliopen ?
"Ça fait plusieurs questions :)
Comme souvent avec Caliopen, la réponse dépend du PI que l'utilisateur
aura décidé d'atteindre (et toute l'UX est prévue pour le pousser à le
faire évoluer le plus loin possible).
Même s'il ne s'agit que d'un document préparatoire, déjà daté (2 ans),
et loin d'être définitif, on prévoit dans le calcul du PI imaginé sur
le pad dédie (https://pad.caliopen.org/p/confidentialit%C3%A9) que le
PI de l'utilisateur va dépendre de son choix d'authentification, qui
bien sûr au début sera sans doute de type login/password stocké sur le
serveur, mais qui pourra ensuite évoluer jusqu'à l'utilisation d'un
certificat client auto-signé, en passant par de la double-auth.
Ensuite la question de la confiance: oui, dans une certaine mesure, il
faudra faire confiance dans celui qui gère l'instance Caliopen qu'on a
choisi d'utiliser. Elle-même (comme tout, dans Caliopen), aura un PI
affiché sur le site de la future association (dépendant surtout de sa
législation nationale), et aura signé, pour adhérer, la charte publique
de Caliopen (qui reste à écrire).
C'est un choix, motivé par le fait que Caliopen entend s'adresser à un
public le plus large possible, très au delà des technophiles capables
de se protéger au mieux, pourquoi pas en gérant eux-même leur propre
système de messagerie (voir en installant eux-mêmes leur instance de
Caliopen). Ce public là n'a pas les mêmes attentes que vous et moi,
mais c'est à lui qu'il faut s'adresser si nous voulons que la sécurité
globale des correspondances privées augmente significativement.
Pour autant, il y aura toujours moyen, y compris dans une instance de
Caliopen gérée par un tiers, d'atteindre un PI qui ne nécessitera pas
de confiance envers l'hébergeur. Mais ça aura un coût, en terme de
facilité d'usage, que le grand public n'est pas du tout prêt à payer
et dont je ne m'attends pas à ce qu'il soit atteint par beaucoup de
monde."
# A propos de la sécurité des mots de passe sur le serveur
Posté par Nicolas Boulay (site web personnel) . En réponse à la dépêche Caliopen, une messagerie web multi-protocole sécurisante. Évalué à 5.
"Ça fait plusieurs questions :)
Comme souvent avec Caliopen, la réponse dépend du PI que l'utilisateur
aura décidé d'atteindre (et toute l'UX est prévue pour le pousser à le
faire évoluer le plus loin possible).
Même s'il ne s'agit que d'un document préparatoire, déjà daté (2 ans),
et loin d'être définitif, on prévoit dans le calcul du PI imaginé sur
le pad dédie (https://pad.caliopen.org/p/confidentialit%C3%A9) que le
PI de l'utilisateur va dépendre de son choix d'authentification, qui
bien sûr au début sera sans doute de type login/password stocké sur le
serveur, mais qui pourra ensuite évoluer jusqu'à l'utilisation d'un
certificat client auto-signé, en passant par de la double-auth.
Ensuite la question de la confiance: oui, dans une certaine mesure, il
faudra faire confiance dans celui qui gère l'instance Caliopen qu'on a
choisi d'utiliser. Elle-même (comme tout, dans Caliopen), aura un PI
affiché sur le site de la future association (dépendant surtout de sa
législation nationale), et aura signé, pour adhérer, la charte publique
de Caliopen (qui reste à écrire).
C'est un choix, motivé par le fait que Caliopen entend s'adresser à un
public le plus large possible, très au delà des technophiles capables
de se protéger au mieux, pourquoi pas en gérant eux-même leur propre
système de messagerie (voir en installant eux-mêmes leur instance de
Caliopen). Ce public là n'a pas les mêmes attentes que vous et moi,
mais c'est à lui qu'il faut s'adresser si nous voulons que la sécurité
globale des correspondances privées augmente significativement.
Pour autant, il y aura toujours moyen, y compris dans une instance de
Caliopen gérée par un tiers, d'atteindre un PI qui ne nécessitera pas
de confiance envers l'hébergeur. Mais ça aura un coût, en terme de
facilité d'usage, que le grand public n'est pas du tout prêt à payer
et dont je ne m'attends pas à ce qu'il soit atteint par beaucoup de
monde."
"La première sécurité est la liberté"