Non, juste une religion, un continent, un large pan de notre culture et Histoire
Avec les Lettons, un large pan de notre culture et de notre histoire ? Laquelle, par curiosité ?
Nous avons des pans d'histoire commune (souvent très conflictuelle, ce qui n'aide pas forcément...) avec nos voisins proches, certes, mais cela s'arrête là. Et la plupart des événements politiques furent nationaux : la Révolution française n'est pas la Révolution anglaise, l'unification italienne ou allemande est un codicille dans nos livres d'Histoire, etc.
La religion, on la partage aussi avec de nombreux pays latino-américains ou africains, je ne vois personne réclamer une union politique pour autant.
Le "continent", ça ne veut rien dire politiquement, d'ailleurs géographiquement l'Europe n'est pas un continent (il y a un continent eurasiatique, c'est tout). Faut-il que les Etats-Unis fassent une union politique avec le Mexique, Cuba et le Canada ? La Chine avec la Russie, l'Inde, la Corée et le Pakistan ? Je ne vois pas bien le raisonnement.
On peut donc décider de construire une communauté politique avec des pays proches, mais cela prendra beaucoup de temps. Se lancer dans une union à plus de vingt pays, certains n'ayant rien à voir les uns avec les autres, c'est voué à l'échec.
(note le glissement institutionnel de "communauté européenne" à "union européenne", qui est à mon avis une erreur majeure consistant à mettre la charrue avant les boeufs)
Le centralisme parisien ne fait pas le bonheur de la Province.
Bien sûr que si, il fait le bonheur de "la province" (sans majuscule, puisqu'il s'agit d'un nom commun). Les régions riches, dont l'Ile-de-France, participent à la collectivité nationale et leurs richesses alimentent les régions pauvres grâce à des transferts massifs, et ceci depuis des générations. Les services publics, l'administration et l'aménagement des régions pauvres sont payés par les revenus des régions riches. Cela fonctionne car la France est une nation constituée et que les franciliens ne songent pas à faire sécession, et que le Parisien ou les Dernières Nouvelles d'Alsace ne font pas de unes qui traiteraient les picards ou les auvergnats de fainéants.
Il n'y a pas en France d'expression cocardière très voyante comme aux États-Unis, mais le sentiment d'appartenance à une communauté politique et historique est indéniable.
Compare avec la situation européenne, par exemple l'attitude des pays riches vis-à-vis de la Grèce (mais plus généralement vis-à-vis des "PIGS" - l'acronyme est assez révélateur, n'est-ce pas) : la différence est cruelle. Il n'y a aucun sentiment de communauté politique en Europe.
Pas besoin de détruire l'UE, suffit de la réformer correctement.
Si tu veux. Mais pour ça, il faut que tu commences par trouver une majorité politique dans les principaux pays européens...
Bof, beaucoup de non au TCE c'était pour punir Chirac de son bilan, par crainte que la Turquie n'entre en UE car Chirac avait milité pour son adhésion durant la campagne (mélange des genres qui lui a été préjudiciables), par suivi des positions de votes de la plupart des partis
Non, ça c'est le discours type-Zenitram qui refuse d'admettre que les citoyens puissent être adultes et répondre simplement à la question posée. Évidemment, ce genre d'interprétation n'est invoquée que lorsqu'on est en désaccord avec le résultat du vote...
[^] # Re: Impartialité
Posté par Antoine . En réponse au journal 2017 : On change les têtes et on fait le grand ménage avant que le vent tourne. Évalué à 6.
Avec les Lettons, un large pan de notre culture et de notre histoire ? Laquelle, par curiosité ?
Nous avons des pans d'histoire commune (souvent très conflictuelle, ce qui n'aide pas forcément...) avec nos voisins proches, certes, mais cela s'arrête là. Et la plupart des événements politiques furent nationaux : la Révolution française n'est pas la Révolution anglaise, l'unification italienne ou allemande est un codicille dans nos livres d'Histoire, etc.
La religion, on la partage aussi avec de nombreux pays latino-américains ou africains, je ne vois personne réclamer une union politique pour autant.
Le "continent", ça ne veut rien dire politiquement, d'ailleurs géographiquement l'Europe n'est pas un continent (il y a un continent eurasiatique, c'est tout). Faut-il que les Etats-Unis fassent une union politique avec le Mexique, Cuba et le Canada ? La Chine avec la Russie, l'Inde, la Corée et le Pakistan ? Je ne vois pas bien le raisonnement.
On peut donc décider de construire une communauté politique avec des pays proches, mais cela prendra beaucoup de temps. Se lancer dans une union à plus de vingt pays, certains n'ayant rien à voir les uns avec les autres, c'est voué à l'échec.
(note le glissement institutionnel de "communauté européenne" à "union européenne", qui est à mon avis une erreur majeure consistant à mettre la charrue avant les boeufs)
Bien sûr que si, il fait le bonheur de "la province" (sans majuscule, puisqu'il s'agit d'un nom commun). Les régions riches, dont l'Ile-de-France, participent à la collectivité nationale et leurs richesses alimentent les régions pauvres grâce à des transferts massifs, et ceci depuis des générations. Les services publics, l'administration et l'aménagement des régions pauvres sont payés par les revenus des régions riches. Cela fonctionne car la France est une nation constituée et que les franciliens ne songent pas à faire sécession, et que le Parisien ou les Dernières Nouvelles d'Alsace ne font pas de unes qui traiteraient les picards ou les auvergnats de fainéants.
Il n'y a pas en France d'expression cocardière très voyante comme aux États-Unis, mais le sentiment d'appartenance à une communauté politique et historique est indéniable.
Compare avec la situation européenne, par exemple l'attitude des pays riches vis-à-vis de la Grèce (mais plus généralement vis-à-vis des "PIGS" - l'acronyme est assez révélateur, n'est-ce pas) : la différence est cruelle. Il n'y a aucun sentiment de communauté politique en Europe.
Si tu veux. Mais pour ça, il faut que tu commences par trouver une majorité politique dans les principaux pays européens...
Non, ça c'est le discours type-Zenitram qui refuse d'admettre que les citoyens puissent être adultes et répondre simplement à la question posée. Évidemment, ce genre d'interprétation n'est invoquée que lorsqu'on est en désaccord avec le résultat du vote...