C'est quand même un comble, quand tu sais que la lutte contre le chômage est censée être la priorité n°1 du gouvernement...
Oui, c'est la belle démonstration qu'il y a un gros problème même si soit-même (l'Etat) on essaye d'éviter de devoir se taper les règles d'avoir un salarié.
Mais après, le problème est que les électeurs comprennent que quand on "protège"les salariés, ben c'est ça qui arrive (en fait, le résultat est l'exact inverse : on ne protège rien car on n'embauche pas).
Perso, je préfère payer 100 000 € de licence que d'engager 50 000 € en salarié, tu va te demander pourquoi? Parce que la licence c'est 100 000 € mais que le salarié je ne sais pas son vrai coût (changement de législation sur les cotisations à peu près tous les ans, frais de gestion de la fiche de paye et compagnie, pas de limite aux pénalités prud'hommes en cas de problème etc... On appelle ça la gestion du risque. Et je ne parle même pas des fonctionnaires) donc je comprend fortement que même administration fasse le même calcul que moi : on embauche quand c'est la seule solution qui reste, avec réticence.
Ce n'est pas tant que ça un comble, ce comportement (prioriser une licence à un employé) n'est que le résultat de ce que le peuple demande sans réfléchir aux conséquences dans sa plus belle démonstration (l'Etat qui montre l'exemple).
Tu peux pas leur mettre la pression ? Après tout, c'est toi le client, non ? Ces gens n'ont aucune concurrence ?
Demander au fournisseur de dépenser plus en validation sans vouloir lui filer un Euro de plus, ce n'est pas une bonne méthode de pression (le fournisseur sait que son concurrent dira "va te faire voir" aussi, c'est évident).
PS : à noter que le problème du libre est aussi son énorme manque de professionnalisation et c'est surtout sa faute (comment le dire "politiquement correct"... Parce que par exemple ceux qui se professionnalisent doivent par exemple passer leur temps à expliquer que le libre n'est pas l'anti-commercial qu'on peut voir dans pas mal de projets libres et qui font une réputation "faut fuir" au libre). Fournir un logiciel est une chose, mais c'est une faible part de ce qu'attend un "décideur" comme aussi expliqué dans le premier commentaire. Alors libristes bougez vous et proposez une offre globale, pas qu'un logiciel, avec de l'accompagnement, du support, des développeurs prêt à faire évoluer le logiciels en écoutant ceux qui payent plutôt que ceux qui gueulent le plus sur les forums etc... Car si les entités ne veulent pas embaucher directement à cause de contraintes sur la visibilité long terme, payer "one shot" un produit sur étagère gratuit + des customisations pour ce qu'il manque (à vous de vous taper les contraintes du salariat, si vous êtes déçu que le salariat ne soit pas préféré par l'Etat vous n'aurez aucun problème psychologique à embaucher de votre coté) est faisable.
[^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse à la dépêche 2048 courriers de sensibilisation des acteurs locaux aux enjeux du logiciel libre (un par jour). Évalué à -4. Dernière modification le 02 septembre 2015 à 08:52.
Oui, c'est la belle démonstration qu'il y a un gros problème même si soit-même (l'Etat) on essaye d'éviter de devoir se taper les règles d'avoir un salarié.
Mais après, le problème est que les électeurs comprennent que quand on "protège"les salariés, ben c'est ça qui arrive (en fait, le résultat est l'exact inverse : on ne protège rien car on n'embauche pas).
Perso, je préfère payer 100 000 € de licence que d'engager 50 000 € en salarié, tu va te demander pourquoi? Parce que la licence c'est 100 000 € mais que le salarié je ne sais pas son vrai coût (changement de législation sur les cotisations à peu près tous les ans, frais de gestion de la fiche de paye et compagnie, pas de limite aux pénalités prud'hommes en cas de problème etc... On appelle ça la gestion du risque. Et je ne parle même pas des fonctionnaires) donc je comprend fortement que même administration fasse le même calcul que moi : on embauche quand c'est la seule solution qui reste, avec réticence.
Ce n'est pas tant que ça un comble, ce comportement (prioriser une licence à un employé) n'est que le résultat de ce que le peuple demande sans réfléchir aux conséquences dans sa plus belle démonstration (l'Etat qui montre l'exemple).
Demander au fournisseur de dépenser plus en validation sans vouloir lui filer un Euro de plus, ce n'est pas une bonne méthode de pression (le fournisseur sait que son concurrent dira "va te faire voir" aussi, c'est évident).
PS : à noter que le problème du libre est aussi son énorme manque de professionnalisation et c'est surtout sa faute (comment le dire "politiquement correct"... Parce que par exemple ceux qui se professionnalisent doivent par exemple passer leur temps à expliquer que le libre n'est pas l'anti-commercial qu'on peut voir dans pas mal de projets libres et qui font une réputation "faut fuir" au libre). Fournir un logiciel est une chose, mais c'est une faible part de ce qu'attend un "décideur" comme aussi expliqué dans le premier commentaire. Alors libristes bougez vous et proposez une offre globale, pas qu'un logiciel, avec de l'accompagnement, du support, des développeurs prêt à faire évoluer le logiciels en écoutant ceux qui payent plutôt que ceux qui gueulent le plus sur les forums etc... Car si les entités ne veulent pas embaucher directement à cause de contraintes sur la visibilité long terme, payer "one shot" un produit sur étagère gratuit + des customisations pour ce qu'il manque (à vous de vous taper les contraintes du salariat, si vous êtes déçu que le salariat ne soit pas préféré par l'Etat vous n'aurez aucun problème psychologique à embaucher de votre coté) est faisable.