Sans compter que je doute fortement qu'on puisse se passer de vocalisation, amuse-toi à lire de la poésie sans vocaliser, ça va être folklo, et je ne parle pas de la quantité d'écrivains pour lesquels le rythme et la sonorité d'une phrase sont un souci de toute première importance (le gueuloir de Flaubert, toussa). Je pense que tu as un gros biais de perception ici, sans doute parce que tu lis en priorité des ouvrages théoriques.
Je n'ai jamais (du moins aussi loin que je m'en souvienne, et abstraction faite de l'apprentissage initial probablement) lu en vocalisant, la lecture se passe exclusivement dans ma tête.
Et pourtant, en lycée on avait énormément de choses à lire et à apprendre par cœur tous les jours : 1 poésie des Lagarde et Michard par jour (avec festival de poésie à la fin de chaque semaine, où chacun passait à tour de rôle, tirait un poème au hasard, et le récitait par cœur), 1 livre classique par semaine (la plupart du temps, d'auteurs étudiés dans les Lagarde et Michard) avec DS hebdomadaire le concernant , 200 mots de vocabulaire anglais tous les jours, avec interrogation quotidienne sur ces derniers et DS « surprise » toutes les semaines portant sur l'ensemble depuis le début de l'année, les noms des pays, de leur capitale, des gentilés, de leur monnaie, etc. en géographie, avec interrogation toutes les semaines, etc.
En parallèle, durant mes années lycée, je dévorai un à deux romans par semaine (essentiellement du Stephen King pour le coup, dont je faisais la lecture en dehors des heures de cours, d'étude surveillée et de sport et activités annexes obligatoires, ce qui faisait qu'il me fallait un ou deux jours pour terminer la plupart de ses romans.
Étrangement, et alors que j'adorais ça, cela fait des années que je ne lis plus aucun livre, mais vraiment aucun.
Toujours est-il que je ne vocalise pas, ni ne vocalisais, au point que je n'ai jamais compris le besoin que peuvent avoir certains de le faire, je trouve même cela particulièrement gênant d'être à côté de telles personnes. Et je ne pense pas être un cas à part, nous étions une quarantaine dans la classe (et ~250 dans la promotion), et on entendait les mouches voler pendant les deux heures d'étude surveillée quotidiennes et obligatoires (servant à faire nos devoirs). Le silence absolu était d'ailleurs imposé, personne n'aurait pu vocaliser même en chuchotant à voix basse sans se faire réprimander. Je n'ai pas souvenir qu'il y ait eu un jour besoin qu'un surveillant y ait recours.
[^] # Re: Ligatures
Posté par Foutaises . En réponse au journal Typographie & logiciels. Évalué à 1.
Je n'ai jamais (du moins aussi loin que je m'en souvienne, et abstraction faite de l'apprentissage initial probablement) lu en vocalisant, la lecture se passe exclusivement dans ma tête.
Et pourtant, en lycée on avait énormément de choses à lire et à apprendre par cœur tous les jours : 1 poésie des Lagarde et Michard par jour (avec festival de poésie à la fin de chaque semaine, où chacun passait à tour de rôle, tirait un poème au hasard, et le récitait par cœur), 1 livre classique par semaine (la plupart du temps, d'auteurs étudiés dans les Lagarde et Michard) avec DS hebdomadaire le concernant , 200 mots de vocabulaire anglais tous les jours, avec interrogation quotidienne sur ces derniers et DS « surprise » toutes les semaines portant sur l'ensemble depuis le début de l'année, les noms des pays, de leur capitale, des gentilés, de leur monnaie, etc. en géographie, avec interrogation toutes les semaines, etc.
En parallèle, durant mes années lycée, je dévorai un à deux romans par semaine (essentiellement du Stephen King pour le coup, dont je faisais la lecture en dehors des heures de cours, d'étude surveillée et de sport et activités annexes obligatoires, ce qui faisait qu'il me fallait un ou deux jours pour terminer la plupart de ses romans.
Étrangement, et alors que j'adorais ça, cela fait des années que je ne lis plus aucun livre, mais vraiment aucun.
Toujours est-il que je ne vocalise pas, ni ne vocalisais, au point que je n'ai jamais compris le besoin que peuvent avoir certains de le faire, je trouve même cela particulièrement gênant d'être à côté de telles personnes. Et je ne pense pas être un cas à part, nous étions une quarantaine dans la classe (et ~250 dans la promotion), et on entendait les mouches voler pendant les deux heures d'étude surveillée quotidiennes et obligatoires (servant à faire nos devoirs). Le silence absolu était d'ailleurs imposé, personne n'aurait pu vocaliser même en chuchotant à voix basse sans se faire réprimander. Je n'ai pas souvenir qu'il y ait eu un jour besoin qu'un surveillant y ait recours.