Grosso modo : petit lecteur => plus de vocalisation => lecture phonétique => plus de difficultés avec des changements
Rien à voir àmha. Pour vocaliser le mot dans sa tête, il faut déjà avoir déchiffré le mot. Personne ne fait l'opération type « b-a == ba » dans sa tète, sauf peut-être les grands débutants, donc le mot est déjà complètement reconnu au moment où il est vocalisé. D'où égalité quant à la qualité typographique, qu'on soit petit ou grand lecteur. Sans compter que je doute fortement qu'on puisse se passer de vocalisation, amuse-toi à lire de la poésie sans vocaliser, ça va être folklo, et je ne parle pas de la quantité d'écrivains pour lesquels le rythme et la sonorité d'une phrase sont un souci de toute première importance (le gueuloir de Flaubert, toussa). Je pense que tu as un gros biais de perception ici, sans doute parce que tu lis en priorité des ouvrages théoriques.
Typiquement des écritures à la Helvetica, ou toutes autre linéale, sont simplifiées à l’excès. On les dit dit très lisibles pour cette raison. Pourtant, on se voit mal lire tout un roman avec. En fait la simplification peut être contre-productive.
Honnêtement, j'ai eu pas mal à bosser sur Pléiade et Garamond, puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle, ne m'a jamais fait sauter au plafond. Je suis plutôt de l'avis de Zatalyz, pour moi ligature rime avant tout avec fioriture (sauf les cas évoqués plus bas, évidemment, comme æ et œ), un truc rétro et maniéré sur lequel il faut savoir passer. Sans pouvoir dire vraiment pourquoi (des fois j'ai l'impression que c'est juste une question d'interlignage, mais je suis sûr que c'est autrement plus subtil), je suis bien plus charmé par la sobriété de certaines polices modernes, comme si la meilleure typo était celle qui justement ne se fait pas remarquer.
[^] # Re: Ligatures
Posté par Ignatz Ledebur . En réponse au journal Typographie & logiciels. Évalué à 4. Dernière modification le 30 août 2015 à 12:20.
Rien à voir àmha. Pour vocaliser le mot dans sa tête, il faut déjà avoir déchiffré le mot. Personne ne fait l'opération type « b-a == ba » dans sa tète, sauf peut-être les grands débutants, donc le mot est déjà complètement reconnu au moment où il est vocalisé. D'où égalité quant à la qualité typographique, qu'on soit petit ou grand lecteur. Sans compter que je doute fortement qu'on puisse se passer de vocalisation, amuse-toi à lire de la poésie sans vocaliser, ça va être folklo, et je ne parle pas de la quantité d'écrivains pour lesquels le rythme et la sonorité d'une phrase sont un souci de toute première importance (le gueuloir de Flaubert, toussa). Je pense que tu as un gros biais de perception ici, sans doute parce que tu lis en priorité des ouvrages théoriques.
Honnêtement, j'ai eu pas mal à bosser sur Pléiade et Garamond, puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle, ne m'a jamais fait sauter au plafond. Je suis plutôt de l'avis de Zatalyz, pour moi ligature rime avant tout avec fioriture (sauf les cas évoqués plus bas, évidemment, comme æ et œ), un truc rétro et maniéré sur lequel il faut savoir passer. Sans pouvoir dire vraiment pourquoi (des fois j'ai l'impression que c'est juste une question d'interlignage, mais je suis sûr que c'est autrement plus subtil), je suis bien plus charmé par la sobriété de certaines polices modernes, comme si la meilleure typo était celle qui justement ne se fait pas remarquer.