C'est la version moderne du remède de la mère Machin qui soigne les hémorroïdes, les chagrins d'amour, et qui détartre les éviers.
Le problème, c'est que la recherche biomédicale est pourrie par l'industrie pharmaceutique, et que la plupart des résultats d'études cliniques sont faux, biaisés, ou un peu des deux.
Cependant, la pharmacologie (quel médicament on doit prendre pour soigner quoi) n'est qu'une partie superficielle des connaissances médicales. On a des connaissances beaucoup plus solides en physiologie, en anatomie, etc. Or, ces idées de soigner tout avec des moyens triviaux (du jus de goyave, du gras, du sucre, des protéines, n'importe quoi) sont en contradiction totale avec ces connaissances solides—autrement dit, même si ça marchait, on ne saurait pas pourquoi, et on serait totalement incapables de prédire les effets secondaires.
Il ne faut pas oublier que les plus gros progrès de la médecine (en terme d'espérance de vie et de taux de guérison) ont été obtenus quand on a compris l'origine des maladies infectieuses, c'est à dire quand on a compris que l'origine de la maladie était une cause externe, et pas une cause interne. Restaurer l'"équilibre des humeurs" ou autres bêtises basées sur l'idée qu'il suffit de rétablir un équilibre interne pour lutter contre les facteurs externes, c'est de la médecine moyennageuse, qui n'a jamais fonctionné à l'époque, et qui n'a aucune raison de fonctionner maintenant. Si tu ne veux pas attrapper de rhume, tu évites de te faire éternuer dessus et tu te laves les mains : c'est ça la réalité scientifique. Pourtant, combien de gens croient qu'il faut éviter les courants d'air, se couvrir, se découvrir, manger du soja, ou tourner autour d'un puits à cloche pied une nuit de pleine lune? Ça ne métonne pas qu'ils croient aussi qu'on guérit du cancer en mangeant des pois-chiches bio, mais ça ne veut pas dire que c'est vrai.
[^] # Re: Une référence plus sérieuse
Posté par arnaudus . En réponse au journal Giulia Anders : "Le charme discret de l'intestin". Évalué à 9.
C'est la version moderne du remède de la mère Machin qui soigne les hémorroïdes, les chagrins d'amour, et qui détartre les éviers.
Le problème, c'est que la recherche biomédicale est pourrie par l'industrie pharmaceutique, et que la plupart des résultats d'études cliniques sont faux, biaisés, ou un peu des deux.
Cependant, la pharmacologie (quel médicament on doit prendre pour soigner quoi) n'est qu'une partie superficielle des connaissances médicales. On a des connaissances beaucoup plus solides en physiologie, en anatomie, etc. Or, ces idées de soigner tout avec des moyens triviaux (du jus de goyave, du gras, du sucre, des protéines, n'importe quoi) sont en contradiction totale avec ces connaissances solides—autrement dit, même si ça marchait, on ne saurait pas pourquoi, et on serait totalement incapables de prédire les effets secondaires.
Il ne faut pas oublier que les plus gros progrès de la médecine (en terme d'espérance de vie et de taux de guérison) ont été obtenus quand on a compris l'origine des maladies infectieuses, c'est à dire quand on a compris que l'origine de la maladie était une cause externe, et pas une cause interne. Restaurer l'"équilibre des humeurs" ou autres bêtises basées sur l'idée qu'il suffit de rétablir un équilibre interne pour lutter contre les facteurs externes, c'est de la médecine moyennageuse, qui n'a jamais fonctionné à l'époque, et qui n'a aucune raison de fonctionner maintenant. Si tu ne veux pas attrapper de rhume, tu évites de te faire éternuer dessus et tu te laves les mains : c'est ça la réalité scientifique. Pourtant, combien de gens croient qu'il faut éviter les courants d'air, se couvrir, se découvrir, manger du soja, ou tourner autour d'un puits à cloche pied une nuit de pleine lune? Ça ne métonne pas qu'ils croient aussi qu'on guérit du cancer en mangeant des pois-chiches bio, mais ça ne veut pas dire que c'est vrai.