• [^] # Re: Sémantique

    Posté par . En réponse au journal Et si l'afflux de réfugiés n'était qu'un moyen pour destabiliser l'Europe ?. Évalué à 4. Dernière modification le 19 août 2015 à 15:29.

    Par contre, parlait-il français ? Si non, comment a-t-il fait ? (si ce n'est pas indiscret)

    Ils l'ont appris (et en avaient déjà une connaissance scolaire), et le parlaient très bien, et ils y ont mis un point d'honneur. Quand je les ai connus enfant, je les ai toujours entendus parler uniquement Français, certainement mieux que moi aujourd'hui d'ailleurs.

    Ce sont précisément les choses qu'il faudrait éviter, d'un point de vue humain, mais aussi social !

    Il ne faut pas oublier les conditions de vie de l'époque, il y avait de nombreux bidonvilles, et de nombreux Français qui avaient un logement n'avaient pas davantage de confort (pas d'eau courante, pas d'électricité, etc.). Avoir un wagon de marchandise, c'était mieux qu'un bidonville quelque part (et surtout ils vivaient sur le chantier où ils travaillaient, mon arrière-grand-mère y étant cantinière).

    Quand les cités HLM qui sont aujourd'hui nos soit-disant banlieues sont sorties de terre, c'était le summum du confort : chauffage central, eau courante, électricité, commodités, accès aisés, etc.). Mais ce n'était pas les mêmes populations qui y vivaient à l'époque (essentiellement la classe ouvrière française).

    Fournir un « diplôme » ou une reconnaissance pour service rendu à la nation (un titre un peu pompeux) qui permettrait de s'insérer définitivement dans la société après avoir travaillé pour l'état un certain temps (et avoir des enfants sur le territoire).

    Je ne suis pas forcément d'accord. Mais je suis opposé à l'acquisition automatique de la nationalité. Pour moi, un étranger qui vient travailler en France le fait dans le cadre d'un contrat de travail, et reçoit un salaire en conséquence. Cela s'arrête là. Par contre, s'il devient Français c'est autre chose.

    Là où ça doit poser problème, c'est pour certains postes. Serait-il sécuritaire d'employer des nouvellements-Français à des postes hautement stratégiques ? Je ne sais pas, j'imagine que la question s'est posée, et qu'elle mérite de l'être.

    Un problème, c'est quand le reste de la famille est à l'étranger, et qu'une grande partie du salaire est envoyé dans un autre pays (pour aider la famille), ce qui n'est pas bon pour l'économie française (l'argent n'est pas ré-investi en consommation en france)

    C'est même un très gros problème, j'ai par le passé travaillé à un poste qui m'a personnellement permi de constater la quantité énorme de mandats qui tous les mois sont retournés vers l'étranger (essentiellement l'Afrique).

    Donc avant de prendre des fonctionnaires, il faudrait s'assûrer que ce sont bien des « français », au sens où ils vivent en france, avec leur famille, et veulent véritablement s'installer (et ne sont pas là pour aider leur famille à l'étranger).

    Je suis plutôt d'accord en effet, et je ne me souviens pas que mon grand-père ait conservé une dent contre le principe, même si sur le coup, il était bien ennuyé car c'était sa vocation qui lui échappait. Il a fait sa vie autrement, et l'a plutôt bien réussie, encore une fois, certainement mieux que moi-même je la réussirai.

    En effet, mais du coup, pour ton arrière grand père, il ne l'avait pas au début non ? Et il a du attendre assez longtemps pour l'obtenir si j'ai bien compris ? Quelles sont les délais de traitement ? Pendant ce temps, que fait-on ?

    Ils sont arrivées en France au début des années 1920 j'imagine, mon grand-père est né « au milieu d'un chantier » en 1923, ils ont été naturalisés en 1933. Il me semble qu'ils ont attendu une dizaine d'années pour obtenir la nationalité (avec le décès récent de mon grand-père, on fait le tri dans pas mal de papiers, et on commence à en savoir davantage sur pas mal de choses, qu'on découvre ou redécouvre pour certaines).

    Tu veux dire ... faire de la politique ... pour le peuple ?

    Je pensais surtout à aider à l'industrialisation du pays en échange évidemment de paiments à la hauteur des investissements et des services (essentiellement en ressources, d'autant que l'Afrique en regorge). Mais moins sur le modèle de la colonisation que celui d'un partenariat commercial particulier.

    Bien évidemment, cela ne devrait pas s'arrêter là, mais également s'étendre au développement social, économique, etc. En gros, une exploitation des ressources du pays (la seule chose qu'ils possèdent véritablement pour rémunérer un tel service) dans des limites clairement définies et équitables, en échange du développement du pays et de la formation de sa population.

    Le problème, c'est que ça ne servirait ni les intérêts des grosses multinationales et autres riches et puissants, de nos politicards (qui sont les pantins de ces derniers), qui sont tous bien contents de trouver leurs marionnettes à la tête de pays instables politiquement mais gorgés de ressources.

    Ce qu'il se passe pour le moment, c'est qu'on déverse des milliards en aides pour seulement financer le pouvoir en place (payer les salaires des présidents, gouvernements, ministres, de l'administration) pour que les pays ne s'écroulent pas tout en restant sous la coupe réglée de nos élites.

    Si on prend Djibouti par exemple, cela fait des décennies que la France y déverse des milliards, Mitterrand venait même en Concorde chaque année pour donner cet argent (plusieurs milliards de Francs déjà). Cet argent, qui était une soit-disant contrepartie pour la présence militaire française dans le pays, ne servait en réalité qu'à financer le système politique, le faire tenir. Sans cet argent, les politiques et fonctionnaires n'auraient plus été payés, et on sait où ça mène.

    De toutes les années que j'ai passé là-bas, je n'ai pas eu l'impression que quoi que ce soit n'ait jamais été dépensé en développement quel qu'il soit. L'argent des aides était pompé par les « élites » du pays, et j'imagine que si les mêmes mécanismes qu'ailleurs étaient en place, une partie non négligeable revenait en marges-arrières aux politicards Français. Et je pense vraiment que c'est le cas.

    Le peuple en lui-même vivait surtout de l'argent que la présence française là-bas (familles de militaires et coopérants) déversaient dans l'économie. Pire, le peuple est maintenu sous le joug de la drogue, la quasi-totalité de la population masculine (les femmes très rarement) consomme quotidiennement du khat, ce qui rend les hommes totalement inopérants, de vrais zombies. Le peu d'argent qu'ils gagnent de leur éventuel travail (surtout chauffeurs de taxi) est ainsi dépensé dans un commerce de drogue tenu par l'État.

    Mais voilà, pour aider vraiment l'Afrique à se développer, il faudrait déjà virer nos pourritures d'élites qui ont tout intérêt à ce qu'elle reste dans le chaos. Et il faudrait surtout une volonté politique forte, dont sont totalement dénuée les marionnettes qui nous gouvernent.