J'ai toujours tous mes carnets de correspondance, sauf un que j'ai brûlé en 6ème ou 5ème parce que ça commençait à faire pas mal de mots, colles, et autres signatures falsifiées dont mes parents ignoraient tout.
Et les autres, comme je l'ai dit, je les ai toujours, il n'y a à priori aucune copie. Je suis maître de mes données. Si je les brûle eux aussi, ça disparaît. Qui avait accès à mon carnet de correspondance ? Moi. N'importe qui d'autre devait me le demander, même si je ne pouvais pas refuser, parents, personnel éducatif etc. J'ai toujours gardé le contrôle de mon carnet de correspondance.
Quant à un carnet de correspondance électronique, qui peut être copié en une seconde par on ne sait qui, qui doit être resetté chaque année sans que l'on puisse en être sûr, et bien ce sont des données contrôlées par des tiers. Ça me ferait mal de voir évoluer les nouvelles générations dans un monde où dès le plus jeune âge on sait qu'on ne contrôle plus rien, que pour les données qui nous concernent, on est dépendant de la technologie, des personnes qui sont habilitées à y accéder, et des personnes qui ne sont pas habilitées mais qui y accèdent quand même (admins etc.).
Sans vouloir faire du «c'était mieux avant», c'est plus facile de s'interroger sur les libertés quand on a eu, ne serait-ce qu'en étant jeune et con.
[^] # Re: trop dur!
Posté par chdorb . En réponse au journal La liberté s'amenuise pour les écoliers. Évalué à 5.
J'ai toujours tous mes carnets de correspondance, sauf un que j'ai brûlé en 6ème ou 5ème parce que ça commençait à faire pas mal de mots, colles, et autres signatures falsifiées dont mes parents ignoraient tout.
Et les autres, comme je l'ai dit, je les ai toujours, il n'y a à priori aucune copie. Je suis maître de mes données. Si je les brûle eux aussi, ça disparaît. Qui avait accès à mon carnet de correspondance ? Moi. N'importe qui d'autre devait me le demander, même si je ne pouvais pas refuser, parents, personnel éducatif etc. J'ai toujours gardé le contrôle de mon carnet de correspondance.
Quant à un carnet de correspondance électronique, qui peut être copié en une seconde par on ne sait qui, qui doit être resetté chaque année sans que l'on puisse en être sûr, et bien ce sont des données contrôlées par des tiers. Ça me ferait mal de voir évoluer les nouvelles générations dans un monde où dès le plus jeune âge on sait qu'on ne contrôle plus rien, que pour les données qui nous concernent, on est dépendant de la technologie, des personnes qui sont habilitées à y accéder, et des personnes qui ne sont pas habilitées mais qui y accèdent quand même (admins etc.).
Sans vouloir faire du «c'était mieux avant», c'est plus facile de s'interroger sur les libertés quand on a eu, ne serait-ce qu'en étant jeune et con.