Le risque, et on le voit d'ores et déjà avec Ubuntu, dont la logithèque met en avant des logiciels non libres [1], dont les licences ne sont pas toujours correctement renseignées et qui ne fait pas vraiment d'éducation auprès de ses utilisateurs, de se retrouver avec une population qui ne sait pas vraiment ce qu'est le libre et ce que ça peut lui apporter. Population qui pourrait, à terme, cloner les comportements et la situation que l'on retrouve aujourd'hui sous Windows (récupérer des logiciels n'importe où, installer n'importe quoi, se retrouver avec des bloatwares, adwares, des barres de recherche qui s'accumulent...)
L'autre souci, qu'on a connu avec Flash, c'est que de disposer d'une version Linux officielle a su contenter la communauté, qui n'a donc pas cherché à développer une implémentation libre, fiable, performante, sécurisée... Nous avons donc subi pendant des années les problèmes bien connus de ce greffon, suivi de l'abandon de notre plateforme par son développeur, nous poussant à devoir utiliser un autre logiciel non libre (Chrome) pour pouvoir bénéficier des améliorations nécessaires pour certains sites (ou de bidouiller une méthode bancale à base de binaire Windows).
Même chose pour les drivers. Le fait qu'ils soient libres, inclus dans le kernel, permet (ou du moins, c'est l'idéal vers lequel on tend) de voir son matériel parfaitement supporté sans que l'utilisateur n'ai besoin de faire quoi que ce soit, de pouvoir maintenir le support dans le temps, de faire en sorte que tout soit parfaitement à jour avec une simple mise à jour du kernel, de pouvoir déplacer un disque système d'une machine à l'autre sans avoir besoin de réinstaller le système...
Et pourtant, encore aujourd'hui, certains constructeurs n'ont rien compris au libre et au confort qu'il pouvait apporter, et continuent de proposer des binaires séparément, comme sous Windows [2].
Je ne suis pas un intégriste du libre et ne suis donc pas opposé à l'utilisation, avec parcimonie, d'un nombre limités de logiciels propriétaires absolument nécessaires sur l'instant, mais à la condition que les utilisateurs soient conscients de ce que cela implique, et que l'on cherche à développer, améliorer, financer des alternatives libres le plus rapidement possible.
[^] # Re: Tu peu même élargir ...
Posté par Okki (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal C'est lundi : Mon expérience Linux ou l'utopie devient réalité extatique. Évalué à 10.
Le risque, et on le voit d'ores et déjà avec Ubuntu, dont la logithèque met en avant des logiciels non libres [1], dont les licences ne sont pas toujours correctement renseignées et qui ne fait pas vraiment d'éducation auprès de ses utilisateurs, de se retrouver avec une population qui ne sait pas vraiment ce qu'est le libre et ce que ça peut lui apporter. Population qui pourrait, à terme, cloner les comportements et la situation que l'on retrouve aujourd'hui sous Windows (récupérer des logiciels n'importe où, installer n'importe quoi, se retrouver avec des bloatwares, adwares, des barres de recherche qui s'accumulent...)
L'autre souci, qu'on a connu avec Flash, c'est que de disposer d'une version Linux officielle a su contenter la communauté, qui n'a donc pas cherché à développer une implémentation libre, fiable, performante, sécurisée... Nous avons donc subi pendant des années les problèmes bien connus de ce greffon, suivi de l'abandon de notre plateforme par son développeur, nous poussant à devoir utiliser un autre logiciel non libre (Chrome) pour pouvoir bénéficier des améliorations nécessaires pour certains sites (ou de bidouiller une méthode bancale à base de binaire Windows).
Même chose pour les drivers. Le fait qu'ils soient libres, inclus dans le kernel, permet (ou du moins, c'est l'idéal vers lequel on tend) de voir son matériel parfaitement supporté sans que l'utilisateur n'ai besoin de faire quoi que ce soit, de pouvoir maintenir le support dans le temps, de faire en sorte que tout soit parfaitement à jour avec une simple mise à jour du kernel, de pouvoir déplacer un disque système d'une machine à l'autre sans avoir besoin de réinstaller le système...
Et pourtant, encore aujourd'hui, certains constructeurs n'ont rien compris au libre et au confort qu'il pouvait apporter, et continuent de proposer des binaires séparément, comme sous Windows [2].
Je ne suis pas un intégriste du libre et ne suis donc pas opposé à l'utilisation, avec parcimonie, d'un nombre limités de logiciels propriétaires absolument nécessaires sur l'instant, mais à la condition que les utilisateurs soient conscients de ce que cela implique, et que l'on cherche à développer, améliorer, financer des alternatives libres le plus rapidement possible.
[1] http://www.freesoftwaremagazine.com/articles/ubuntu_software_center_proprietary_and_free_software_mixed_confusing_ui
[2] https://www.phoronix.com/scan.php?page=news_item&px=DisplayLink-USB-3.0-Driver