• [^] # Re: devenir

    Posté par . En réponse au journal Comment mon expérience Linux est en train de tourner au fiasco. Évalué à 8.

    Alors, premier truc qui me gêne profondément c'est l'utilisation massive d-bus: je ne veux pas de ce type de bus sur un système serveur typiquement. Sur un desktop, c'est déjà plus acceptable.

    Bah sinon pour faire de l'IPC de manière efficace, simple, et pratique il faut bien une sorte d'API comme dbus.
    Mac OS et Windows les ont depuis longtemps, mais sous Linux on a rien à part dbus (qui est très bien, et fait déjà partie / va faire partie du kernel avec kdbus :D )

    Second truc, c'est que je préfère tout simplement les scripts shell que je modifie selon mes besoins.

    Tu peux modifier tout autant les unités sytemd au niveau système ou utilisateur. Ça survie aux mises à jours, et ce sont essentiellement de simples fichiers ini..

    Bien sûr, on peut aussi en ajouter. Exemple pour rc.local :

    [Unit]
    Description=/etc/rc.local compatibility
    [Service]
    Type=oneshot
    ExecStart=/etc/rc.local
    RemainAfterExit=yes
    [Install]
    WantedBy=multi-user.target

    (/etc/rc.local est évidemment un script)

    À mettre dans /etc/systemd/user/ (exemple de nom de fichier : rc-local.service), et ensuite :

    systemctl enable rc-local

    Donc voilà, systemd n'a pas de notion de rc.local, mais ça se refait en 30 secondes.

    systemd-delta permet de voir les différences.

    Certes, il y a tout un tas de .conf pour systemd qui permettent de configurer un peu le bouzin, mais si tu sors des sentiers battus (aka ce à quoi à penser l'auteur de systemd en le codant) tu risques de te retrouver emmerder...

    Bah vu que tu peux lancer des scripts avec tes propres unit systemd, qui peuvent elles-mêmes êtres puissantes et avoir des overrides, je vois pas où est la limite dans ce qu'on peut faire.

    Et je dois t'avouer qu'un examen rapide du bouzin (/etc/systemd/, /etc/init/*) ne m'a pas permis d'avoir une idée de comment il fonctionne. C'est une lacune à mes yeux (opinion, toujours).
    Qu'un framework web, une lib système soit pas intuitive d'accès, OK. Mais l'outil responsable du lancement du système... bof bof.

    J'ai surtout lu la doc, et ça s'utilise surtout via systemctl (rien n'empêche de modifier les fichiers de conf, mais systemctl peut le faire pour toi bien plus facilement/rapidement). systemd est vraiment bien documenté, systemctl est assez conviviale. C'est pas parfait (rien ne l'est), mais franchement j'ai essayé, j'ai été conquis. :)

    "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)