• [^] # Re: Réac. Point.

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal François Hollande visite 42, non mais allô quoi.... Évalué à 7.

    qu'en tant que membre du sacro-saint corps constitué de l'Enseignement Supérieur de sa Sainteté la République Française

    Et c'est moi qu'on traite de réactionnaire... Parce que cracher à la fois sur les corps intermédiaires et sur la république, c'est un sport pratiqué par l'extrême-droite depuis 200 ans à peu près. Mais bon, passons.

    vous êtes le seul autorisé à définir et mettre en oeuvre les notions de service public

    Pas du tout, c'est défini dans le Code de l'éducation. Mais quand je vois par exemple que le service public dont je fais partie doit "accueillir les étudiants", je me dis que c'est contradictoire avec le fait de mettre en place des quotas qui, justement, empêche à certains étudiants d'être accueilli.

    Et puis tiens, cadeau (pour toi et quelques autres) : "Le service public de l'enseignement supérieur contribue (...) à la réduction des inégalités sociales ou culturelles et à la réalisation de l'égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l'accès aux formes les plus élevées de la culture et de la recherche".

    votre simple incapacité à vous adapter à un secteur qui bouge probablement beaucoup plus que d'autres. Vous le dites vous même, vous n'êtes pas là pour vous adapter aux besoins des entreprises, argument rhétorique éculé pour avouer que n'avez aucune envie de vous intéresser au job qu'occuperont vos futurs étudiants.

    On ne se connaît pas et ce n'est pas du tout ce que j'ai dit. Le besoin des entreprises, ce n'est pas d'avoir des étudiants qui bossent la nuit, c'est d'avoir des étudiants bien formés qui arriveront à s'adapter facilement à un nouvel environnement. Et pour ta gouverne, dans toutes les universités et pour chaque discipline, il existe ce qu'on appelle un conseil de perfectionnement qui est composé pour moitié de représentants des entreprises de la région et qui est chargé de faire des retours sur les nouveaux besoins pour les entreprises.

    Vous avez l'air de bien faire la différence entre le bons ("public", "de gauche", etc) et le mauvais (les entreprises, le privé, la concurrence...).

    C'est quoi ce manichéisme à deux balles ?

    Je ne pense pas que votre aigreur changera quoi que ce soit à votre situation et à celle des universités françaises. Il y a probablement des méthodes beaucoup plus efficaces pour leur redonner la gloire qu'elles méritent que de cracher sur toute innovation (pédagogique dans ce cas), avec le risque que cela comporte.

    Oui, le problème de l'université, c'est sans doute le manque d'innovation pédagogique. Mais faut pas s'inquiéter, ça commence à arriver. Sous couvert d'innovation pédagogique, on est en train de nous réduire les heures d'encadrement (déjà que certains trouvaient qu'à l'université, on n'était pas assez encadré) pour que ça coûte moins cher.

    Alors, oui, peut-être que 42, Epitech et autres "expérimentations" pédagogiques (c'est comme ça que je le vois) vont résoudre des problèmes que l'université n'arrive pas à résoudre. Vous feriez mieux de vous en inspirer au lieu de cracher dessus comme vous le faites. Au moins pour vos étudiants...

    Mes étudiants se portent très bien avec ma pédagogie, merci pour eux. Je ne considère pas que la pédagogie utilisée à 42 soit positive pour la majorité des étudiants. Elle convient sans doute à quelques uns mais comme au final, c'est ceux là qui seront sélectionnés pour aller à 42, évidemment que tous les étudiants de 42 vont dire que c'est génial. Nous, on ne sélectionne personne, on adopte une pédagogie qui doit convenir au plus grand nombre, pas juste à quelques uns.