Le jargon a le défaut de ses qualités : il est spécifique et apporte la précision nécessaire, mais peu compréhensible en dehors des spécialistes
Il n’y a pas que le jargon, il y a aussi la pratique abondante (abusive ?) des renvois d’un texte à un autre qui rend la prose juridique particulièrement indigeste.
Et en l’occurence, même des spécialistes du droit se plaignent de la rédaction abominable de certains textes :
« Le résultat est d’une étonnante subtilité. » Traduire : « Ça a été écrit par un Orc. »
[...]
Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mais il y a un concours de mauvaise rédaction de textes législatifs, ou quoi ? Quelle horreur ! Des éléments constitutifs repoussés dans un second paragraphe, et pas moins de six renvois textuels pour une contravention.
Le même sur une loi de « simplification » du droit, où l’abondance de renvois aboutit à une conséquence non-voulue par le législateur « qui ne sait plus ce qu’il vote ».
Bon, rassurez-vous, j’arrête la torture. je voulais juste vous faire goûter un exemple de ce que nous vivons au quotidien avec la pratique des renvois d’un texte à un autre.
[...] le Code Pénal est désormais mal rédigé, et truffé de renvois vers lui-même qui le rendent aussi digeste que le jugement Clearstream [...]
Si on veut poursuivre la comparaison avec le code informatique, je dirais que les programmeurs, eux, ont compris qu’il fallait éviter le code spaghetti...
[^] # Re: qui a le droit ?
Posté par gouttegd . En réponse au journal Réponse du conseil constitutionnel par rapport au projet de loi relatif au renseignement.. Évalué à 8.
Il n’y a pas que le jargon, il y a aussi la pratique abondante (abusive ?) des renvois d’un texte à un autre qui rend la prose juridique particulièrement indigeste.
Et en l’occurence, même des spécialistes du droit se plaignent de la rédaction abominable de certains textes :
Maître Eolas sur un décret d’application de la loi HADOPI :
Le même sur une loi de « simplification » du droit, où l’abondance de renvois aboutit à une conséquence non-voulue par le législateur « qui ne sait plus ce qu’il vote ».
Toujours le même sur la loi LCEN :
Maître Mô, sur une loi introduisant le mot « inceste » dans le code pénal, tellement mal rédigée qu’elle fait le contraire de ce que voulait son auteur :
Si on veut poursuivre la comparaison avec le code informatique, je dirais que les programmeurs, eux, ont compris qu’il fallait éviter le code spaghetti...