Aristocratie (= gouvernement par une « élite ») semblerait convenir assez bien, non ? dans la mesure où quelques parties décident en interne de qui peut effectivement être élu constituant ainsi une véritable classe dirigeante par cooptation. Mais personnellement je ne suis plus aussi choqué que cela par ce système. En vieillissant, je me rends compte que mon opinion est loin d'être un avis éclairé ; et c'est là une limite ontologique de la démocratie. Voilà qui modère mon jugement, sinon parallèle au vôtre, sur la forme de l'action gouvernemental.
Par ailleurs l'action éhontée du pouvoir exécutif paraît mériter également une défense sur le fond. C'est même l'article de l'Aful et celui de maître CUIF qui livrent des pistes pour éclairer le choix (en apparence si contre nature) du gouvernement de soutenir pleinement le racket planétaire d'une partie de l'industrie du logiciel privateur. Le système est si vaste qu'il existe vraisemblablement un réel danger à le remettre en cause. Rien que par les éventuelles actions de rétorsion qui pourraient en découler. N'oublions pas qu'il s'agit des intérêts d'une véritable mafia, qui en outre à développer un code éthique interne justifiant pleinement son action. L'ère des états traitant les entreprises en sujets est bien passée et le rapport de force s'est sensiblement inversé entre les peuples et leurs patrons [*].
Donc si sur le principe il me semble tout à fait outrageant de promettre une chose et en catimini d'imposer le contraire ; et même si le maintient des pratiques de forçage des racketiciels est d'évidence une prévarication qui ajoute au déshonneur le tort de nuire gravement au développement de l'économie ; il me paraît nécessaire d'être un peu plus posé dans les conclusions. Certes l’attitude des sociétalistes et de leur gouvernement est une trahison. Mais elle a vraisemblablement des motivations plus profondes que la simple corruption pécuniaire et morale. De là à y trouver de l'audace...
Une action téméraire et utile de notre intrépide président et de son superbe premier ministre ne serait-elle pas de favoriser l'émergence des libertés logiciels afin de se débarrasser de l'épée de Damoclès que constitue une infrastructure de logiciel privateurs ?
[*] Cette considération pousse à s'inquiéter du dramatique de la situation : l'époque des massacres de mineurs, était donc bien plus favorable !!! puisque des états avaient encore la capacité, sinon la volonté, de résister au capital.
[^] # Re: impensable
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Décisions de juristes très attendues. Évalué à 5.
Aristocratie (= gouvernement par une « élite ») semblerait convenir assez bien, non ? dans la mesure où quelques parties décident en interne de qui peut effectivement être élu constituant ainsi une véritable classe dirigeante par cooptation. Mais personnellement je ne suis plus aussi choqué que cela par ce système. En vieillissant, je me rends compte que mon opinion est loin d'être un avis éclairé ; et c'est là une limite ontologique de la démocratie. Voilà qui modère mon jugement, sinon parallèle au vôtre, sur la forme de l'action gouvernemental.
Par ailleurs l'action éhontée du pouvoir exécutif paraît mériter également une défense sur le fond. C'est même l'article de l'Aful et celui de maître CUIF qui livrent des pistes pour éclairer le choix (en apparence si contre nature) du gouvernement de soutenir pleinement le racket planétaire d'une partie de l'industrie du logiciel privateur. Le système est si vaste qu'il existe vraisemblablement un réel danger à le remettre en cause. Rien que par les éventuelles actions de rétorsion qui pourraient en découler. N'oublions pas qu'il s'agit des intérêts d'une véritable mafia, qui en outre à développer un code éthique interne justifiant pleinement son action. L'ère des états traitant les entreprises en sujets est bien passée et le rapport de force s'est sensiblement inversé entre les peuples et leurs patrons [*].
Donc si sur le principe il me semble tout à fait outrageant de promettre une chose et en catimini d'imposer le contraire ; et même si le maintient des pratiques de forçage des racketiciels est d'évidence une prévarication qui ajoute au déshonneur le tort de nuire gravement au développement de l'économie ; il me paraît nécessaire d'être un peu plus posé dans les conclusions. Certes l’attitude des sociétalistes et de leur gouvernement est une trahison. Mais elle a vraisemblablement des motivations plus profondes que la simple corruption pécuniaire et morale. De là à y trouver de l'audace...
Une action téméraire et utile de notre intrépide président et de son superbe premier ministre ne serait-elle pas de favoriser l'émergence des libertés logiciels afin de se débarrasser de l'épée de Damoclès que constitue une infrastructure de logiciel privateurs ?
[*] Cette considération pousse à s'inquiéter du dramatique de la situation : l'époque des massacres de mineurs, était donc bien plus favorable !!! puisque des états avaient encore la capacité, sinon la volonté, de résister au capital.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace