Tout métier évolue et chaque praticien doit être prêt à subir des changements et s'y préparer du mieux que possible. Pour moi, ce qu'il décrit plus haut c'est plus une résistance au changement voire une certaine incompétence.
C'est plus compliqué que ça. Je peux t'assurer qu'il n'y ni incompétence, ni résistance au changement (enfin sauf si on considère que le refus de vendre l'affaire à un grand groupe et changer de métier c'est de la résistance). Le plus fou dans cette affaire, c'est qu'il y a la clientèle. L’hôtel marche assez bien en moyenne mais avec une variabilité plus importante, et surtout le problème c'est que le marché est devenu hautement imprévisible, en volume et en prix. Il y a toujours eu plus ou moins ce phénomène dans le tourisme, en général, à cause de la météo, des modes, et encore, les gens n'annulait pas forcement. Aujourd'hui, si. Les clients choisissent et/ou annule au dernier moment. Un groupe va pouvoir compenser ses pertes en cas de coup dur car cette variabilité n'est pas uniforme, pas les petits commerces. Ou alors, les très petits, pour qui l’hébergement est une activité parmi d'autres, comme les chambres d'hôtes. Tout le monde trouve ça très bien de pouvoir choisir et/ou annuler au dernier moment, mais le résultat, c’est que ça risque de tuer les affaires familiale de ce type. Ou alors, il faut que les banquiers acceptent de financer les risques. Il le font, mais surtout quand le client s'appelle Accord, quand c'est une famille lambda ...
Pour moi, c'est du même ordre que les problèmes écologique. Je suis pas contre le changement par principe, bien au contraire. Mais si on veut qu'il se passe bien, il faut en mesurer l'impact et agir en conséquence et ça, chacun a son niveau : états, financiers, industries et consommateurs. Hors ce n'est pas le cas, ça réagit, mais toujours avec trop de retard. Alors soit le changement est trop rapide, soit c'est nous qui sommes trop lent, mais on arrive pas à limiter la casse, le chômage ne baisse pas ou se transforme en précarité, l’environnement en prend plein la gueule, les gens en ont globalement marre et sont de plus en plus en colère. Et puis franchement, les "c'était mieux avant" ou les "ça a toujours été comme ça", relisez vos bouquins d'Histoire les mecs. Le 20e siècle et la révolution industrielle, ça a été une boucherie entre crises et guerres mondiales et on est quand même passé à un cheveu de la guerre nucléaire totale. Merci, mais remettre le couvert façon révolution cybernétique sur un air de nostalgie ou de fatalisme, ça m’intéresse moyennement, perso.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Online Travel Agency
Posté par Big Pete . En réponse au journal Chroniques de l'automatisation : L'hotellerie. Évalué à 9. Dernière modification le 21 juillet 2015 à 12:35.
C'est plus compliqué que ça. Je peux t'assurer qu'il n'y ni incompétence, ni résistance au changement (enfin sauf si on considère que le refus de vendre l'affaire à un grand groupe et changer de métier c'est de la résistance). Le plus fou dans cette affaire, c'est qu'il y a la clientèle. L’hôtel marche assez bien en moyenne mais avec une variabilité plus importante, et surtout le problème c'est que le marché est devenu hautement imprévisible, en volume et en prix. Il y a toujours eu plus ou moins ce phénomène dans le tourisme, en général, à cause de la météo, des modes, et encore, les gens n'annulait pas forcement. Aujourd'hui, si. Les clients choisissent et/ou annule au dernier moment. Un groupe va pouvoir compenser ses pertes en cas de coup dur car cette variabilité n'est pas uniforme, pas les petits commerces. Ou alors, les très petits, pour qui l’hébergement est une activité parmi d'autres, comme les chambres d'hôtes. Tout le monde trouve ça très bien de pouvoir choisir et/ou annuler au dernier moment, mais le résultat, c’est que ça risque de tuer les affaires familiale de ce type. Ou alors, il faut que les banquiers acceptent de financer les risques. Il le font, mais surtout quand le client s'appelle Accord, quand c'est une famille lambda ...
Pour moi, c'est du même ordre que les problèmes écologique. Je suis pas contre le changement par principe, bien au contraire. Mais si on veut qu'il se passe bien, il faut en mesurer l'impact et agir en conséquence et ça, chacun a son niveau : états, financiers, industries et consommateurs. Hors ce n'est pas le cas, ça réagit, mais toujours avec trop de retard. Alors soit le changement est trop rapide, soit c'est nous qui sommes trop lent, mais on arrive pas à limiter la casse, le chômage ne baisse pas ou se transforme en précarité, l’environnement en prend plein la gueule, les gens en ont globalement marre et sont de plus en plus en colère. Et puis franchement, les "c'était mieux avant" ou les "ça a toujours été comme ça", relisez vos bouquins d'Histoire les mecs. Le 20e siècle et la révolution industrielle, ça a été une boucherie entre crises et guerres mondiales et on est quand même passé à un cheveu de la guerre nucléaire totale. Merci, mais remettre le couvert façon révolution cybernétique sur un air de nostalgie ou de fatalisme, ça m’intéresse moyennement, perso.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.