• # Online Travel Agency

    Posté par . En réponse au journal Chroniques de l'automatisation : L'hotellerie. Évalué à 7.

    Il y a en France, une certaine tradition d’hôtellerie dite familiale ou indépendante qui à du mal à s'adapter à l'arrivée des grosses centrales de réservation du web (genre Trip Advisor).

    Les grande chaînes type Accord se sont adaptées et en profite largement pour gagner des parts de marché sur cette hôtellerie traditionnelle. Je n'ai pas énormément de billes sur le sujet, personnellement. J'ai juste un ami qui a un hôtel type relais logis dans le centre de la France, une affaire tenue de père en fils et qui m'a raconté à quel point ça devient compliqué pour eux. Eux, s'en sorte pour le moment, mais ils sont contraint à une variabilité importante sur leurs tarifs et donc leurs marges. Ils n'arrivent pas non plus à remplir leur hôtel à l'avance, tout se rempli au dernier moment (avec donc une marge très variable). Ça complique énormément leur rentrées d'argent et leur capacités à amortir leur investissements (et la relation avec leur banquier, forcément). En gros, ils risquent la faillite pratiquement chaque saison.

    Tout le monde s'accorde à trouver particulièrement pratique ces agences de réservation en ligne, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est les dégâts que peuvent causer la radicalité du changement sur des acteurs économiques qui ne sont pas forcément ni préparés, ni accompagné. Alors, on peut dire que ceux qui ne s'adaptent pas à la modernité vont disparaître, que c'est comme ça, qu'on y peut rien, etc ... Mais on ne réalise pas forcément qu'il s'agit potentiellement de vies entières qui peuvent être brisées au passage.

    J'ai trouvé un article qui à l'air pas trop mal et qui fait le bilan sur ce sujet (les causes sont multiples) :

    http://www.comitemodernisation.org/le-sort-funeste-de-la-petite-hotellerie-dans-lindifference-generale

    Sur ce thème, les changements qu'induisent dans la société les nouvelles technologies, on a un sérieux problème pour faire évoluer notre économie rapidement sans provoquer trop de casse. (On me dira que c'est pas nouveau, y a qu'a demander aux petits fermiers, aux mineurs, aux ouvriers de la sidérurgie ou aux dockers ce qu'ils en pensent...) Mais bon, tout ça pour dire que le problème n'est pas l'arrivée dans le futur d'hypothétiques robots chauffeur de taxi ou femmes de ménage. C'est l'arbre qui cache la forêt tout ça... Le problème c'est que le changement c'est maintenant, comme dirait l'autre.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.