Sur la planète Terre, les femmes constituent la seule majorité à être traitée comme une minorité. L'endroit sur la Terre où elles sont le mieux traitées est probablement le "monde occidental". Et dans le "monde occidental", l'un des endroits les plus favorables pour exister en tant que femme à égalité avec les hommes est probablement -ou entre autre- la France, le pays des Droits de l'Homme et du Citoyen. En France, le secteur professionnel indiscutablement le plus favorable à l'égalité homme-femme reste la Fonction Publique où des mesures en faveur de la parité existent.
Quand bien même nous nous plaçons dans l'un des pays comptant parmi les plus progressistes, et quand bien même nous nous plaçons dans l'environnement de travail le plus favorable possible qu'est la Fonction Publique (seulement 20% des emplois en France), 'alenvers', fonctionnaire de son Etat, hostile au stage Girls Can Code, nous apprend que moins de 10% des informaticiens de la Fonction Publique sont des informaticiennes (je n'ai pas vérifié, mais je veux bien le croire). Au pays des Droits de l'Homme, de la démocratie, et du ballotage à 50%-50%, dans le sanctuaire de "Liberté-Egalité-Fraternité", 10% des informaticiens de la Fonction Publique sont des femmes. Et 90% sont des hommes. Je te laisse imaginer l'état de la parité dans le secteur privé.
10% contre 90%. Avec une telle disparité tu oses parler de privilèges ? Tu oses réclamer des efforts dans l'autre sens ? Sérieusement: de quel ordre ?
De grâce, ne nous joue pas le couplet larmoyant du mec aigri face à la fille subventionnée. Epargne-nous le couplet pathétique sur la féministe qui se réclamerait supérieure aux hommes. La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes s'exempte de toute considération de supériorité ou de privilège. Supprimer toute supériorité d'un sexe par rapport à un autre est précisément l'objectif de ce genre de texte.
Personnellement, au lycée, dans ma classe de Latin, j'étais le seul garçon. Et personnellement, dès le lycée, j'ai bénéficié d'une bourse: pas tant pour mon mérite estudiantin que pour les revenus de mon père. Soit dit en passant, cette rentrée d'argent ne m'était pas directement attribuée sur mon compte personnel, mais reversée au bon vouloir de mon père, une fois déduit le loyer de ma chambre sur le palier de l'appartement dont la seule frontière avec l'escalier de l'immeuble résidait en un rideau opaque. Et également une fois déduit ma participation à la logistique quotidienne. Sans vouloir la jouer Cosette, j'aimerais néanmoins te signifier que j'ai pris des douches froides durant toute ma fac (même en février et mars) et que j'ai fait mes lessives au savon de Marseille (draps et jeans compris).
M'est avis que tu confonds joyeusement confort et privilège. Quelque fut ton niveau de vie, j'imagine aisément que tu te serais aisément accommodé d'une rentrée d'argent supplémentaire. Ca ne marche pas comme ça. 10% contre 90%, dans les meilleures conditions possibles selon 'alenvers'. Est-ce que tu arrives à t'imaginer cela ? Malgré mon parcours façon Cosette, je reste statistiquement dans les 90% d''alenvers'. Même avec mes chiottes sur le palier, même avec mon rideau qui me sépare de l'escalier, même sans eau chaude, même sans machine à laver. Statistiquement, et uniquement parce-que je suis un garçon, je suis le candidat privilégié sur toute ma classe de Latin pour un emploi dans l'Informatique.
Et je peux te dire que mes cours de Latin jusqu'au bac, c'était du billard aussi doux qu'un coussin tricoté par les bisounours. Comme le reste de tous mes cours. J'en dirais pas autant pour Lara, collégienne rousse au physique de lycéenne partie dans ce qu'on appelait à l'époque les "voies de garage". J'en dirais pas autant non plus pour une autre amie bien plus jeune, devenue obèse en achevant son école de jeu vidéo. M'est avis que tu ne sais pas de quoi tu parles quand tu réclames ta part du gâteau. M'est avis qu'en lorgnant sur la pelouse plus verte de ta voisine, tout en criant au scandale, tu ne mesures pas un seul instant ta chance.
[^] # Re: La mixité est un échec !
Posté par djinneo . En réponse à la dépêche Stage collégiennes/lycéennes « Girls Can Code! » en août. Évalué à 2.
Sur la planète Terre, les femmes constituent la seule majorité à être traitée comme une minorité. L'endroit sur la Terre où elles sont le mieux traitées est probablement le "monde occidental". Et dans le "monde occidental", l'un des endroits les plus favorables pour exister en tant que femme à égalité avec les hommes est probablement -ou entre autre- la France, le pays des Droits de l'Homme et du Citoyen. En France, le secteur professionnel indiscutablement le plus favorable à l'égalité homme-femme reste la Fonction Publique où des mesures en faveur de la parité existent.
Quand bien même nous nous plaçons dans l'un des pays comptant parmi les plus progressistes, et quand bien même nous nous plaçons dans l'environnement de travail le plus favorable possible qu'est la Fonction Publique (seulement 20% des emplois en France), 'alenvers', fonctionnaire de son Etat, hostile au stage Girls Can Code, nous apprend que moins de 10% des informaticiens de la Fonction Publique sont des informaticiennes (je n'ai pas vérifié, mais je veux bien le croire). Au pays des Droits de l'Homme, de la démocratie, et du ballotage à 50%-50%, dans le sanctuaire de "Liberté-Egalité-Fraternité", 10% des informaticiens de la Fonction Publique sont des femmes. Et 90% sont des hommes. Je te laisse imaginer l'état de la parité dans le secteur privé.
10% contre 90%. Avec une telle disparité tu oses parler de privilèges ? Tu oses réclamer des efforts dans l'autre sens ? Sérieusement: de quel ordre ?
De grâce, ne nous joue pas le couplet larmoyant du mec aigri face à la fille subventionnée. Epargne-nous le couplet pathétique sur la féministe qui se réclamerait supérieure aux hommes. La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes s'exempte de toute considération de supériorité ou de privilège. Supprimer toute supériorité d'un sexe par rapport à un autre est précisément l'objectif de ce genre de texte.
Personnellement, au lycée, dans ma classe de Latin, j'étais le seul garçon. Et personnellement, dès le lycée, j'ai bénéficié d'une bourse: pas tant pour mon mérite estudiantin que pour les revenus de mon père. Soit dit en passant, cette rentrée d'argent ne m'était pas directement attribuée sur mon compte personnel, mais reversée au bon vouloir de mon père, une fois déduit le loyer de ma chambre sur le palier de l'appartement dont la seule frontière avec l'escalier de l'immeuble résidait en un rideau opaque. Et également une fois déduit ma participation à la logistique quotidienne. Sans vouloir la jouer Cosette, j'aimerais néanmoins te signifier que j'ai pris des douches froides durant toute ma fac (même en février et mars) et que j'ai fait mes lessives au savon de Marseille (draps et jeans compris).
M'est avis que tu confonds joyeusement confort et privilège. Quelque fut ton niveau de vie, j'imagine aisément que tu te serais aisément accommodé d'une rentrée d'argent supplémentaire. Ca ne marche pas comme ça. 10% contre 90%, dans les meilleures conditions possibles selon 'alenvers'. Est-ce que tu arrives à t'imaginer cela ? Malgré mon parcours façon Cosette, je reste statistiquement dans les 90% d''alenvers'. Même avec mes chiottes sur le palier, même avec mon rideau qui me sépare de l'escalier, même sans eau chaude, même sans machine à laver. Statistiquement, et uniquement parce-que je suis un garçon, je suis le candidat privilégié sur toute ma classe de Latin pour un emploi dans l'Informatique.
Et je peux te dire que mes cours de Latin jusqu'au bac, c'était du billard aussi doux qu'un coussin tricoté par les bisounours. Comme le reste de tous mes cours. J'en dirais pas autant pour Lara, collégienne rousse au physique de lycéenne partie dans ce qu'on appelait à l'époque les "voies de garage". J'en dirais pas autant non plus pour une autre amie bien plus jeune, devenue obèse en achevant son école de jeu vidéo. M'est avis que tu ne sais pas de quoi tu parles quand tu réclames ta part du gâteau. M'est avis qu'en lorgnant sur la pelouse plus verte de ta voisine, tout en criant au scandale, tu ne mesures pas un seul instant ta chance.