Je parle des emplois, donc de la fonction publique, tandis que JP.Delsol compte les chômeurs (donc sans emploi par définition) et de tous les emplois financés par l'Etat (donc les agriculteurs avec la PAC, mais aussi les journalistes du Figaro et de Valeurs Actuelles - un comble pour les chantres du libéralisme). Tant qu'il y était, il aurait pu tout aussi bien compter tous les contribuables bénéficiant de crédits d'impôts, et de ceux relevant de l'ISF bénéficiant de niches fiscales. Merci pour ce moment de franche rigolade, mais un peu de sérieux ne serait pas de refus. Donc 20% des emplois seulement.
Comme tu le dis "encore faut-il qu'il y ait des candidates". C'est précisément tout le sens des recherches de Carol Dweck, des stages comme celui dont il est ici question, de la parité, et des associations comme PyLadies (qui entre parenthèses, motive son existence par la nécessité d'avoir un lieu pour faire avant tout du développement Python, mais sans devoir subir harcèlements et intimidations). Avant de déployer tant d'effort pour imaginer d'éventuels effets de bord, une bonne idée serait probablement de se demander quelles sont les raisons qui poussent les filles à se regrouper.
Lors d'un cours, il y a déjà quelques années, pour illustrer les permissions de fichiers, notre prof a trouvé judicieux et rigolo de prendre à partie la seule fille de la promo et de lui parler de ses photos en bikini, avec clins d'oeil, et dessins sur le tableau. J'ai pas le souvenir qu'en fac de sciences, un prof ait illustré la thermodynamique en évoquant le slip d'une étudiante. Tout à fait intuitivement, je mets ce débordement sur le compte de la "dudecore culture" qui me semble être assez spécifique au milieu informatique. Et tout aussi subjectivement, il me semble que l'esprit libertaire, anticonformiste et hacker s'est fait infiltré et dépassé par cette "dudecore culture" au fur et à mesure qu'internet s'est démocratisé, en particulier depuis une dizaine d'années. Notamment, par le biais du jeu vidéo dont on s'acharne à le présenter comme l'un des étendards de la contre-culture et de l'anticonformisme alors qu'il constitue au contraire le bien culturel le plus partagé, le plus mainstream.
En définitive, les filles qui voudraient coder se retrouvent à devoir faire face à deux obstacles majeurs spécifiques au milieu informatique: les processus de sélection à la formation et à l'embauche qui leur sont particulièrement défavorables, et un sexisme hostile banalisé.
[^] # Re: La mixité est un échec !
Posté par djinneo . En réponse à la dépêche Stage collégiennes/lycéennes « Girls Can Code! » en août. Évalué à -1.
Je parle des emplois, donc de la fonction publique, tandis que JP.Delsol compte les chômeurs (donc sans emploi par définition) et de tous les emplois financés par l'Etat (donc les agriculteurs avec la PAC, mais aussi les journalistes du Figaro et de Valeurs Actuelles - un comble pour les chantres du libéralisme). Tant qu'il y était, il aurait pu tout aussi bien compter tous les contribuables bénéficiant de crédits d'impôts, et de ceux relevant de l'ISF bénéficiant de niches fiscales. Merci pour ce moment de franche rigolade, mais un peu de sérieux ne serait pas de refus. Donc 20% des emplois seulement.
Comme tu le dis "encore faut-il qu'il y ait des candidates". C'est précisément tout le sens des recherches de Carol Dweck, des stages comme celui dont il est ici question, de la parité, et des associations comme PyLadies (qui entre parenthèses, motive son existence par la nécessité d'avoir un lieu pour faire avant tout du développement Python, mais sans devoir subir harcèlements et intimidations). Avant de déployer tant d'effort pour imaginer d'éventuels effets de bord, une bonne idée serait probablement de se demander quelles sont les raisons qui poussent les filles à se regrouper.
Lors d'un cours, il y a déjà quelques années, pour illustrer les permissions de fichiers, notre prof a trouvé judicieux et rigolo de prendre à partie la seule fille de la promo et de lui parler de ses photos en bikini, avec clins d'oeil, et dessins sur le tableau. J'ai pas le souvenir qu'en fac de sciences, un prof ait illustré la thermodynamique en évoquant le slip d'une étudiante. Tout à fait intuitivement, je mets ce débordement sur le compte de la "dudecore culture" qui me semble être assez spécifique au milieu informatique. Et tout aussi subjectivement, il me semble que l'esprit libertaire, anticonformiste et hacker s'est fait infiltré et dépassé par cette "dudecore culture" au fur et à mesure qu'internet s'est démocratisé, en particulier depuis une dizaine d'années. Notamment, par le biais du jeu vidéo dont on s'acharne à le présenter comme l'un des étendards de la contre-culture et de l'anticonformisme alors qu'il constitue au contraire le bien culturel le plus partagé, le plus mainstream.
En définitive, les filles qui voudraient coder se retrouvent à devoir faire face à deux obstacles majeurs spécifiques au milieu informatique: les processus de sélection à la formation et à l'embauche qui leur sont particulièrement défavorables, et un sexisme hostile banalisé.