L'analogie n'est pas pertinente: la plupart des émissions littéraires et culturelles sont animées par des hommes (apostrophe, un livre un jour, d'art dare). Les prix goncourt sont majoritairement des hommes (10 femmes lauréates en plus de cent ans de Goncourt). Les auteurs étudiés du lycée sont des hommes. Les garçons qui voudraient se lancer en littérature ne manquent ni de modèles, ni d'encouragements.
Il ne me semble pas pertinent non plus de se baser sur moins de 1% de la population d'un domaine qui sort à la télé et obtient des prix goncourt pour juger de l'effet des préjugés sur 99% de la population. D'expérience, je me rappelle avoir vu des classes littéraires au lycée avec un pourcentage de garçons inférieur à 10% : il y a clairement un conditionnement qui pousse les garçons à faire des études scientifiques ou à partir dans des lycées professionnels avant, mais pas à partir vers la littérature, que je prends pour exemple, mais la même chose peut être dite d'infirmier, secrétaire, femme de ménage, etc. où ce 1% privilégié n'existe pas. L'important c'est surtout qu'il n'y ait pas d'inégalités dans 99% de la population ; qu'il y en ait ou pas dans 1% de la population du domaine ne me semble pas un problème prioritaire.
Ce n'est pas parce qu'actuellement certains métiers sont injustement mieux considérés, que ceux qui réussissent à être sélectionnés dans ces quelques parcours méritent plus de considération que les autres. Ce serait une bien plus grande avancée de réussir à valoriser tous les métiers plutôt que d'essayer d'obtenir du 50% homme/femme dans une pyramide de métiers.
Il ne s'agit pas de détourner consciemment les filles des grandes écoles et des filières scientifiques, mais c'est ainsi que les préjugés oeuvrent
Mais ces mêmes préjugés poussent aussi les garçons à faire des grandes écoles, en quoi est-ce supérieur ? Personnellement, je n'ai pas l'impression que ma vie aurait été moins intéressante si j'avais suivi un autre chemin que celui qui m'a été mis en avant à l'époque.
[^] # Re: La mixité est un échec !
Posté par anaseto . En réponse à la dépêche Stage collégiennes/lycéennes « Girls Can Code! » en août. Évalué à 2.
Il ne me semble pas pertinent non plus de se baser sur moins de 1% de la population d'un domaine qui sort à la télé et obtient des prix goncourt pour juger de l'effet des préjugés sur 99% de la population. D'expérience, je me rappelle avoir vu des classes littéraires au lycée avec un pourcentage de garçons inférieur à 10% : il y a clairement un conditionnement qui pousse les garçons à faire des études scientifiques ou à partir dans des lycées professionnels avant, mais pas à partir vers la littérature, que je prends pour exemple, mais la même chose peut être dite d'infirmier, secrétaire, femme de ménage, etc. où ce 1% privilégié n'existe pas. L'important c'est surtout qu'il n'y ait pas d'inégalités dans 99% de la population ; qu'il y en ait ou pas dans 1% de la population du domaine ne me semble pas un problème prioritaire.
Ce n'est pas parce qu'actuellement certains métiers sont injustement mieux considérés, que ceux qui réussissent à être sélectionnés dans ces quelques parcours méritent plus de considération que les autres. Ce serait une bien plus grande avancée de réussir à valoriser tous les métiers plutôt que d'essayer d'obtenir du 50% homme/femme dans une pyramide de métiers.
Mais ces mêmes préjugés poussent aussi les garçons à faire des grandes écoles, en quoi est-ce supérieur ? Personnellement, je n'ai pas l'impression que ma vie aurait été moins intéressante si j'avais suivi un autre chemin que celui qui m'a été mis en avant à l'époque.