Une chercheuse comme Carol Dweck (prof et chercheur en psychologie sociale à Stanford) a voué une partie de sa vie et de ses recherches à répondre à ces questions. Le but n'était pas de savoir si les filles sont plus vulnérables aux doutes, aux stéréotypes, à l'auto-censure et aux préjugés. Elles le sont et c'est un fait. Le but est de savoir pourquoi et comment y remédier.
Par exemple, à une classe de primaire, elle donne des exercices difficiles que les élèves n'ont pas du tout l'habitude de faire. Les garçons réussissent mieux que les filles, alors que l'intelligence n'est pas en jeu puisqu'elles ont un QI équivalent aux garçons... Alors pourquoi ? Ses recherches ont porté sur des élèves de primaire jusqu'à l'université. Ses conclusions sont qu'il y a une croyance / un savoir déterminant: les groupes d'élèves qui croient qu'il faut être "naturellement" doué pour faire des maths et des sciences, présentent des disparités importantes entre les filles et les garçons; alors que les groupes qui savent que ce sont des compétences qui évoluent grâce au travail, qui ont été sensibilisés à la plasticité du cerveau, à qui les célébrités des sciences et de l'informatique ont été présenté plus comme des "travailleurs acharnés" que comme des "génies", ces groupes là ne présentent plus de disparité dans la réussite des filles par rapport aux garçons.
La mixité a permis de faire avancer les choses. Mais pour les changer en profondeur, il est avant tout nécessaire de se débarrasser du préjugé selon lequel "la bosse des maths" serait un don inné. Car cette croyance aggrave dramatiquement les préjugés sexistes ("l'informatique est un truc de garçon"), les doutes ("je ne suis pas douée"), l'auto-censure ("je ne suis pas faite pour ça"), le découragement ("je réussissais bien jusqu'au lycée, mais je rencontre des difficultés dans le supérieur, c'est que je ne dois pas être aussi douée que je le croyais").
[^] # Re: La mixité est un échec !
Posté par djinneo . En réponse à la dépêche Stage collégiennes/lycéennes « Girls Can Code! » en août. Évalué à 8.
Une chercheuse comme Carol Dweck (prof et chercheur en psychologie sociale à Stanford) a voué une partie de sa vie et de ses recherches à répondre à ces questions. Le but n'était pas de savoir si les filles sont plus vulnérables aux doutes, aux stéréotypes, à l'auto-censure et aux préjugés. Elles le sont et c'est un fait. Le but est de savoir pourquoi et comment y remédier.
Par exemple, à une classe de primaire, elle donne des exercices difficiles que les élèves n'ont pas du tout l'habitude de faire. Les garçons réussissent mieux que les filles, alors que l'intelligence n'est pas en jeu puisqu'elles ont un QI équivalent aux garçons... Alors pourquoi ? Ses recherches ont porté sur des élèves de primaire jusqu'à l'université. Ses conclusions sont qu'il y a une croyance / un savoir déterminant: les groupes d'élèves qui croient qu'il faut être "naturellement" doué pour faire des maths et des sciences, présentent des disparités importantes entre les filles et les garçons; alors que les groupes qui savent que ce sont des compétences qui évoluent grâce au travail, qui ont été sensibilisés à la plasticité du cerveau, à qui les célébrités des sciences et de l'informatique ont été présenté plus comme des "travailleurs acharnés" que comme des "génies", ces groupes là ne présentent plus de disparité dans la réussite des filles par rapport aux garçons.
La mixité a permis de faire avancer les choses. Mais pour les changer en profondeur, il est avant tout nécessaire de se débarrasser du préjugé selon lequel "la bosse des maths" serait un don inné. Car cette croyance aggrave dramatiquement les préjugés sexistes ("l'informatique est un truc de garçon"), les doutes ("je ne suis pas douée"), l'auto-censure ("je ne suis pas faite pour ça"), le découragement ("je réussissais bien jusqu'au lycée, mais je rencontre des difficultés dans le supérieur, c'est que je ne dois pas être aussi douée que je le croyais").