Plus que l’étalon-or (qui lui concerne le change entre les monnaies), il est enfermée dans une vision petite-bourgeoise de la monnaie comme d’une réserve de richesse, or une pièce est assez peu nutritive, et un billet ne protège guère de la pluie. C’est typique de gens qui ont un petit capital (soit personnellement soit évoluant dans un tel milieu social) : il s’agit de faire comme si leur compte en banque représentait une utilité économique intrinsèque, là où la monnaie n’est qu’un médium comptable pour rendre compte des échanges de richesses (et donc doit circuler) : recevoir un salaire en contre-partie de sa production de richesse, le dépenser pour consommer la production d’autres travailleurs, etc. (en fait la distinction entre flux et stock est l’une des premières choses que l’on apprend en économie, et il va sans dire que ce sont les flux qui font marcher l’économie).
Évidemment considérer un seul instant que la monnaie est un instrument au service de l’économie (ou pire : un bien commun) change radicalement les choses. C’est une réalité factuelle qu’il n’est pas prêt à admettre car cela rend la constitution de tout capital financier discutable et c’est, en conséquence, envisager l’éventualité de le faire fondre (entre autre par l’inflation, excellent moyen de résorber une dette au désavantage du créancier).
D’où les considérations pseudo-moralisatrices. M’enfin, morale à demie, parce que foutre tout un peuple dans ce qui est purement et simplement une servitude par dette (dette qui s’hérite évidemment à entendre certains à la télé. expliquer qu’à notre naissance nous sommes déjà endettés), ce n’est pas défendable moralement parlant. Étant donné l’historique de la dette et de la crise financière, la morale commanderait en toute logique d’effacer la dette grecque purement et simplement et de réclamer les sommes dûes aux institutions financières spéculatrices qui ont foutu tout le monde dans la merde (banques, assurances, fonds de pension, etc.).
[^] # Re: Démocratie?
Posté par NicolasG . En réponse au journal Et ce soir, la démocratie l'emporte !. Évalué à 10.
Pour être plus exact on parle de monnaie scripturale.
Plus que l’étalon-or (qui lui concerne le change entre les monnaies), il est enfermée dans une vision petite-bourgeoise de la monnaie comme d’une réserve de richesse, or une pièce est assez peu nutritive, et un billet ne protège guère de la pluie. C’est typique de gens qui ont un petit capital (soit personnellement soit évoluant dans un tel milieu social) : il s’agit de faire comme si leur compte en banque représentait une utilité économique intrinsèque, là où la monnaie n’est qu’un médium comptable pour rendre compte des échanges de richesses (et donc doit circuler) : recevoir un salaire en contre-partie de sa production de richesse, le dépenser pour consommer la production d’autres travailleurs, etc. (en fait la distinction entre flux et stock est l’une des premières choses que l’on apprend en économie, et il va sans dire que ce sont les flux qui font marcher l’économie).
Évidemment considérer un seul instant que la monnaie est un instrument au service de l’économie (ou pire : un bien commun) change radicalement les choses. C’est une réalité factuelle qu’il n’est pas prêt à admettre car cela rend la constitution de tout capital financier discutable et c’est, en conséquence, envisager l’éventualité de le faire fondre (entre autre par l’inflation, excellent moyen de résorber une dette au désavantage du créancier).
D’où les considérations pseudo-moralisatrices. M’enfin, morale à demie, parce que foutre tout un peuple dans ce qui est purement et simplement une servitude par dette (dette qui s’hérite évidemment à entendre certains à la télé. expliquer qu’à notre naissance nous sommes déjà endettés), ce n’est pas défendable moralement parlant. Étant donné l’historique de la dette et de la crise financière, la morale commanderait en toute logique d’effacer la dette grecque purement et simplement et de réclamer les sommes dûes aux institutions financières spéculatrices qui ont foutu tout le monde dans la merde (banques, assurances, fonds de pension, etc.).