• [^] # Re: Sujet du commentaire

    Posté par . En réponse au journal Et la politesse bordel !!!. Évalué à 7.

    je vous souhaite un bon week-end.

    Je suis pas croyant, et je pense que ton souhait ne changera strictement rien à la qualité de mon week-end. Tu perds ton temps à écrire ça.

    Tu es clairement un sociopathe :-) J'ai déjà une carte du club, ça n'apporte strictement aucun avantage mais je peux te pistonner pour que tu puisses devenir membre.

    Les souhaits n'ont aucun rapport avec les croyances. C'est une formule qui indique que ton interlocuteur (s'il ne ment pas) préfère que tu ailles bien plutôt que mal. Les humains donnent souvent des informations à leurs congénères sur l'état de leurs relations. C'est l'héritage d'une longue évolution qui nous a permis de vivre en clan depuis au moins 4 millions d'années. Cette structure de clan est extrèmement importante pour le succès de survie (donc de transmission des gènes) de l'espèce humaine, c'est donc une caractéristique très importante de l'espèce humaine et de nombreux autres animaux. Elle est très solidement ancrée en nous. Il est supposé que les humains sont les plus performants pour évaluer l'état de leurs relations, principalement en raison de la mobilité du visage. La partie cognitive n'intervient que de manière minimale. Les personnes dépourvue de cette caractéristique de communication (par exemple certains autistes) n'ont aucune possibilité de survie (dans la nature, dans les clans ancestraux), ou de vie normale (dans nos sociétés modernes : établissement de soin psy).

    .

    Tu as une communication qui ne fonctionne pas avec la majorité, et/ou tu n'apprécies pas ces collègues.
    Ce ne sont des problèmes que si tu ne les « traitent » pas.
    Et ce ne sont des problèmes quasiement que pour toi, donc prends quelques minutes pour voir si tu peux améliorer ton existence.

    Je caricature le début de la causerie :
    ton collègue : « salut » (ou « salut ? » suivant le cas)
    toi : ... pas de réponse ... attitude de personne « décalée » ou misanthrope/psychopathe/sociopathe (ce ne sont pas des reproches, chacun sa nature), mais vue par les autres comme « quel connard, il se croit supérieur »
    ton collègue : « ... ?! heu salut Machin ... »
    ton collègue : se décide à sortir la question débile « ça va ? ». Il sait probablement que c'est stupide comme question, mais il faut bien essayer de trouver l'interrupteur
    toi : « oui »
    ton collègue : se dit que tu as un sérieux pet au casque puisque tu ne daignes répondre qu'une fois que ton interlocuteur se soit largement engagé/découvert

    Tes collègues ne savent pas lire dans tes pensées. Ce qui est dans ton esprit diffère totalement de ce que tu projettes. Les autres te prennent à coup sûr pour une personne désagréable, car tu as le comportement d'une personne désagréable, et sentent que tu n'as pas plaisir à les voir, ce qui est également le cas.

    Imagine qu'à la place de ton crétin de collègue, qui compte sur toi et pour qui tu as de l'importance, ce soit une personne que tu as plaisir à voir. Joues la situation dans ton esprit, et tente de trouver le point qui pose problème : est-ce l'interruption, est-ce l'interlocuteur que tu n'apprécie pas, est-ce autre chose ?

    La bonne attitude est de résoudre le point qui pose problème :
    - montrer que tu n'es pas disponible : dire « reviens me voir à 14h45, ou je t'appelle ? ». Ou un écriteau du genre « m'interrompre pendant mon travail nécessite ensuite beaucoup de temps pour que je sois de nouveau concentré. Signé : votre psychopathe préféré ». Tu retournes l'écriteau lorsque tu es disponible
    ou
    - montrer que tu es disponibles, que tu écoutes : te tourner vers ton interlocuteur et/ou répondre oui/salut/j'écoute AVEC UNE SYMPATHIE REELLEMENT RESSENTIE, si ce n'est pas le cas, voir point 1 ou 3 ou 4
    ou
    - indiquer que tu as une communication inhabituelle (une discussion, un écriteau explicatif, un message général par email)
    ou
    - indiquer à ton interlocuteur que tu ne l'apprécie pas : « nous n'avons pas les mêmes manières d'agir, et je ne suis pas à l'aise avec toi. Je préfère que nous communiquions par email ». Communication non violente : factuel, pas de reproches, tu parles de toi et non de lui. Le simple fait de réfléchir à la bonne phrase fera en principe automatiquement passer le problème

    Ça ne viendra pas en 2 minutes. Il te faudra tâtonner un peu pour adapter à ta personnalité et ton environnement.