• [^] # Re: gentil·le

    Posté par . En réponse au journal Sexisme ordinaire sur Linuxfr. Évalué à 2.

    Je vais citer une étude.

    Pour comprendre la suite:

    • Langue genrée: pronoms et noms communs genrés
    • Langue à genre naturel: pronoms genrés et noms communs non-genrés
    • Langue sans genre: pronoms et noms communs non-genrés

    (traduction approximative en-dessous)

    Previous research highlights how grammatical gender in language can shape people’s perceptions (e.g., Boroditsky et al. 2003) as well as how minor changes in the gendering of everyday language can impact an individual’s judgments, decisions, and behavior in ways that could influence the relative status and treatment of men and women at an interpersonal level (e.g., Bem and Bem 1973; Hamilton et al. 1992). The current work attempts to merge these two areas by exploring how grammatical gender in language relates to gender equality at the societal level. Taken together, the current findings suggest a relationship between the gendering of language at a macro level and society-wide indicators of gender equality.

    In the current work, we anticipated that the grammatical gender language classification of the primary language spoken within a given country had the potential to predict overall levels of gender equality in that country. As predicted, it appears that countries that speak gendered languages evidence less gender equality than countries that speak natural gender or genderless languages–especially in terms of gender differences in economic participation—even when other factors that could influence variations in gender equality (e.g., religious tradition, system of government) are taken into account (Hypothesis 1). Moreover, the current findings suggest that countries that speak natural gender languages may be even more apt to exhibit gender equality—especially in the form of women’s greater access to political empowerment—than in countries where gendered or genderless languages are spoken (support for Hypothesis 2), as countries that speak genderless languages appear to fall in between countries that speak gendered and natural gender languages in terms of the various indicators of gender equality.

    Ce qui peut se traduire en:

    De précédentes recherches montrent comment le genre grammatical dans la langue peut modeler les perceptions individuelles mais également comment des changements mineurs dans le système de genre dans le langage de tous les jours peut impacter les jugements, décisions et comportements d’individus d’une façon influençant les statuts relatifs et traitements des hommes et des femmes à un niveau interpersonnel. Nous essayons ici de combiner ces deux zones en explorant le rapport entre le genre dans les langues et l’égalité de genre au niveau sociétal. Pris ensembles, les trouvailles actuelles suggèrent une relation entre le système de genre d’un langage à un niveau macroscopique et les indicateurs d’égalité de genre de la société dans son ensemble.

    Ici, nous avons anticipé que la classification au regard du genre grammatical de la première langue parlée dans un pays nous permette de prédire le niveau général d’égalité entre les genres dans ce pays. Comme prévu, il apparait que les pays qui parlent des langages genrés montrent moins d’égalité de genre que dans les pays parlant des langues à genre naturel ou sans genre — en particulier en terme de différence de participation dans l’économie — même en prenant en compte d’autres facteurs qui pouraient influencer sur les variations d’égalité de genre (par ex., traditions religieuses, système de gouvernement) sont pris en compte. De plus, les trouvailles actuelles suggèrent que les pays qui parlent un langage à genre naturel seraient encore plus sujets à une meilleure égalité entre les genres — principalement sous la forme d’un meilleur accès d’une meilleure émancipation politique — que dans les pays où des langues genrées ou sans genre sont parlées, les pays qui parlent des langues sans genre semblant tomber entrer les les pays qui parlent des langues genrées et à genre naturel en ce qui concerne les indicateurs variés d’égalité de genre.

    Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990